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Journal Article

The Social Functions and Meaning of Hausa Praise-Singing

M. G. Smith
Africa: Journal of the International African Institute
Vol. 27, No. 1 (Jan., 1957), pp. 26-45
Stable URL: http://www.jstor.org/stable/1156364
Page Count: 20
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The Social Functions and Meaning of Hausa Praise-Singing
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Abstract

Les Fonctions Sociales et la Signification des Chants d'Éloges Parmi les Haoussas. La coutume de "roko" (chant d'éloges) est rencontrée dans les royaumes haoussas de la Nigéria Septentrionale, qui étaient autrefois des états feudataires de l'empire foulbé de Sokoto. Malgré le fait que les Haoussas, comme leurs gouverneurs foulbé, soient des musulmans, le culte indigène de la possession par les esprits ("bori") persiste encore, surtout parmi les femmes. Le chant des éloges ("roko") est exécuté par des groupes de musiciens ("maroka") qui comprennent des chanteurs, des joueurs de tambours, et divers autres instrumentistes. Les "maroka" sont attachés en permanence à la cour du roi et auprès des fonctionnaires des administrations centrales et régionales. Ordinairement, l'équipe "maroka" est un groupe stable ayant sa propre hiérarchie de fonctionnaires; les "maroka" du roi sont constamment de service auprès de lui; l'équipe "maroka", attachée auprès d'un chef de région, est établie dans le chef-lieu de la région et se réunit régulièrement à la case du chef de la région, afin de chanter ses éloges et celles des autres fonctionnaires, suivant ses directives. Les équipes "maroka" donnent leurs tours de chant à l'occasion des principales fêtes musulmanes, des noces, des réunions des "ajo", des séances du culte des esprits, des danses de jeunes filles, des réunions tenues dans les compounds de prostituées bien connues, et de la fête "kallankuwa", qui est célébrée chaque année par les associations des jeux de jeunes filles et de garçons. Ces célébrations -- notamment les danses de jeunes filles -- deviennent souvent l'occasion d'une concurrence dans la remise de cadeaux, encouragée par les éloges -- ou les reproches -- annoncés par le chef de l'équipe "maroka", qui reçoit les cadeaux, soit pour son équipe, soit au nom de la jeune fille, ou de la femme, dont les participants mâles se disputent les faveurs. En plus des tours de chant donnés par les équipes "maroka", en tant que groupes, qui sont exécutés lors des occasions fixées, et suivant une forme standardisée, il y a, également, des tours de chant solos par des chanteurs individuels d'éloges qui voyagent dans les régions rurales, et ayant choisi une position favorable, s'adressent par nom à une personne et chantent une chanson en son éloge. Si cela provoque une réponse satisfaisante sous forme de cadeaux, le "maroki" dirige son attention vers une autre personne. Si le cadeau offert n'est pas suffisant, les éloges se changent en injures et en insinuations, y compris des allusions dérogatoires concernant le caractère et les ancêtres de leur victime. Certaines catégories de personnes sont exclues des attentions des solistes "maroka" -- les femmes, les nobles, les chefs de culte et les fonctionnaires. Le "roko" est une institution régulatrice officieuse qui, par la distribution d'éloges ou de reproches, impose le contrôle social et en soutient les moyens formels. Dans certaines circonstances, notamment lors des déclamations solos, le "roko" jouit d'une grande liberté; dans d'autres situations, par exemple, le chant d'éloges d'ordre politique, il est soumis à des restrictions conventionnelles. Les différences dans les manières de remettre les cadeaux reflètent les différentes conditions dans lesquelles le "roko" fonctionne, ainsi que les diverses valeurs sociales dont les cadeaux sont une expression. A l'occasion d'un chant d'éloges du genre politique, l'individu récompense les "maroka" directement en retour de leurs éloges et le cadeau est un témoignage du statut du donateur. Les cadeaux que les "maroka" reçoivent au nom des tiers -- à l'occasion d'une noce ou d'une danse -- expriment soit le sens de solidarité du donateur avec la personne au nom de laquelle ils sont reçus, soit le désir de gagner les faveurs d'une femme, et en même temps faire preuve de générosité, et acquérir ainsi un rang dans la communauté. Des cadeaux de ce genre sont, également, une expression de la valeur accordée par le donateur à l'institution (par exemple, le mariage) à propos de laquelle le cadeau est fait. La fonction du "roko" est donc de donner expression à certaines valeurs sociales et culturelles, d'assurer leur maintien, et d'annoncer les types idéaux de rapports entre ces valeurs. Dans les cérémonies du culte des esprits ("bori"), certaines valeurs fondamentales sont clairement exprimées, par exemple, la tradition, le rang social, la descendance, l'autorité; dans les activités des classes d'âge, d'autres valeurs sociales sont soulignées; dans les concours de danses, les valeurs culturelles de la beauté et de la jeunesse sont proclamées; à l'occasion des noces, celles de solidarité et de générosité sont annoncées. La signification du "roko" en tant qu'institution régulatrice est plus clairement évidente dans les déclamations solos adressées aux individus; celles-ci comportent l'application de la pression publique aux personnalités de la communauté, afin de les persuader de valider leur statut par une action appropriée; les sanctions appliquées sont les éloges et les reproches, et les valeurs soulignées sont le rang de l'individu dans la communauté et l'affirmation de sa place dans cette communauté. Les cadeaux offerts aux "maroka" sont donc l'expression symbolique de l'acceptation par le donateur du système de valeurs de la communauté et de son intégration dans ce système.

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