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Economic Development and the Heritage of Slavery in the Sudan Republic

Peter F. M. McLoughlin
Africa: Journal of the International African Institute
Vol. 32, No. 4 (Oct., 1962), pp. 355-391
Stable URL: http://www.jstor.org/stable/1157439
Page Count: 37
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Economic Development and the Heritage of Slavery in the Sudan Republic
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Abstract

Le Développement Économique et l'Héritage de l'Esclavage Dans la République du Soudan. Les économistes qui s'occupent du développement des nations africaines reconnaissent de plus en plus que des politiques économiques réalistes devraient être basées sur une estimation approfondie des valeurs afin de prévenir les réactions à de telles politiques et de se rendre compte des forces économiques susceptibles de créer le changement le plus rapide en favorisant des attitudes positives et en rendant nulles celles qui résistent les impulsions vers un rendement effectif. Les attitudes envers la participation de la main-d'œuvre salariée constituent un des aspects les plus importants de cette étude de valeurs. Les nations africaines consacrent la plupart de leurs ressources économiques à la production de denrées destinées à l'exportation dans un effort d'obtenir davantage d'importations. Une pénurie de la main-d'œuvre est, par conséquent, susceptible d'entraver le progrès économique. Cependant, l'entrée africaine sur les marchés de la main-d'œuvre salariée est associée, ici comme ailleurs, avec certaines attitudes envers le travail et le revenu (niveaux et composition). Le travail agricole -- notamment dans le projet pour la culture du coton à fibre longue par irrigation dans le Gézira, qui reçoit trois quarts des investissements à titre de développement -- est considéré comme culturellement indésirable dans le Soudan septentrional, parce qu'il était autrefois le travail des esclaves. Les tenanciers du Gézira et d'autres Arabes musulmans du Soudan septentrional qui sont des employeurs privés (agricoles ou autres) subissent une perte de prestige et de position sociale s'ils s'abaissent à faire du travail dans les champs ou d'autre travail manuel lorsqu'ils possèdent les moyens pécuniaires d'employer d'autres personnes pour le faire. Les ouvriers agricoles salariés d'une importance cruciale sont les peuples négroïdes du Soudan, les groupes soudaniques provenant des nations de l'Afrique Occidentale (des Occidentaux ostensiblement en cours de route d'un pèlerinage à Mecca, qui ont besoin de moyens pour payer les frais de voyage aller et retour, et qui souvent passent le reste de leur vie dans le Soudan), et certains autres groupes non-arabes. Les Arabes nomades et autres récolteurs saisonniers de coton ont également une importance pour le Gézira, bien qu'ils soient loin d'être aussi nombreux ou aussi capables que les peuples soudaniques, et qu'ils aient tendance à ne rester dans un emploi que le temps nécessaire pour gagner la somme visée. En d'autres mots, les meilleurs ouvriers salariés appartiennent à des groupes ethniques similaires ou identiques à ceux qui étaient autrefois des escalves. Une situation mutuellement aggravante existe, par conséquent, dans le marché de la main-d'œuvre qui est lié à des niveaux de revenus avec paiement en espèces. Pendant les années quand les récoltes, les prix et les exportations sont satisfaisants, les revenus plus élevés des employeurs privés permettent une demande de main-d'œuvre qui est augmentée d'une façon disproportionnée. Simultanément, parce que les salaires sont élevés, les nomades et les autres ouvriers arabes obtiennent les sommes désirées rapidement et la main-d'œuvre disponible diminue. Actuellement, il faut deux fois le nombre d'ouvriers par unité de production et par exploitation tenancière moyenne en comparaison avec le nombre qui était nécessaire il y a deux décades. L'accroissement des dépenses par unité de production entraîne des bénéfices par tonne plus faibles, car les prix de vente sur le marché mondial n'ont pas augmenté aussi rapidement. Il en résulte que des efforts plus grands sont faits pour augmenter la production, ce qui aggrave la situation de la main-d'œuvre. Utilisant principalement les archives officielles, on a pu démontrer les effets économiques de l'abolition de l'esclavage par l'administration anglo-égyptienne parmi les groupes soudaniques septentrionaux les plus importants. La documentation de cet arrière-plan historique avait trois objectifs. Le premier en était d'indiquer la continuité des valeurs et des attitudes de la main-d'œuvre salariée ayant des affiliations d'esclavage -- elles ont peu changé, et le développement économique a renforcé ces tendances négatives, retardant ainsi le taux de la croissance. Un autre but était de démontrer l'utilité pour les recherches économiques de ces archives et rapports historiques locaux qui, jusqu'ici, ont été à peine recueillis. Le troisième but était de suggérer que l'histoire récente de la main-d'œuvre esclave dans le Soudan septentrional, pour autant qu'elle porte atteinte au développement économique actuel, et d'après sa documentation dans ces archives administratives classiques, pourrait fournir un modèle ou une étude de cas d'un phénomène socio-psychologique ou culturel qui exerce une influence sensible sur le développement économique dans la plupart des régions africaines.

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