Access

You are not currently logged in.

Access your personal account or get JSTOR access through your library or other institution:

login

Log in to your personal account or through your institution.

If You Use a Screen Reader

This content is available through Read Online (Free) program, which relies on page scans. Since scans are not currently available to screen readers, please contact JSTOR User Support for access. We'll provide a PDF copy for your screen reader.

Labour Emigration among the Moçambique Thonga: Comments on a Study by Marvin Harris

A. Rita-Ferreira
Africa: Journal of the International African Institute
Vol. 30, No. 2 (Apr., 1960), pp. 141-152
Stable URL: http://www.jstor.org/stable/1157709
Page Count: 12
  • Read Online (Free)
  • Download ($1.00)
  • Subscribe ($19.50)
  • Cite this Item
Since scans are not currently available to screen readers, please contact JSTOR User Support for access. We'll provide a PDF copy for your screen reader.
Labour Emigration among the Moçambique Thonga: Comments on a Study by Marvin Harris
Preview not available

Abstract

Migration de la Main-D'œuvre Chez les Thonga -- Commentaires sur une Étude de Marvin Harris. L'auteur de cet article expose les raisons de son désaccord sur certaines conclusions auxquelles Marvin Harris est arrivé dans une communication récente. Tout d'abord, il n'est pas exact de dire que la situation subordonnée traditionnelle, et le manque de richesse des frères cadets au sein de la hiérarchie socio-économique, constituait une des causes de la migration de la main-d'œuvre Thonga. Toutes les obligations particulières des membres d'une famille les uns envers les autres, qui ont tant d'importance chez les Bantou en général, existent aussi chez les Thonga, et l'on a souligné le fait que les deux principes fondamentaux qui gouvernent leur vie familiale sont les droits absolus de la branche aînée et la communauté de propriété entre les frères. L'instabilité de la famille n'est pas une caractéristique particulière des Thonga. L'argument concernant la contribution de la bi-partition sexuelle du travail au développement de la migration de la main-d'œuvre n'est pas non plus évidente. La raison de la place prépondérante qu'occupent les femmes Thonga dans l'agriculture, se trouve dans les particularités du milieu physique et la nature du sol, qui favorisent la culture des céréales et d'arbres de faible hauteur dont les fruits sont faciles à cueillir par les femmes et les jeunes gens. Ce sol sablonneux et meuble explique également le retard avec lequel les Thonga et les Chopi ont adopté la charrue. Le sol est d'une fertilité médiocre et s'épuise facilement, d'où la nécessité pour les hommes Thonga ou Chopi -- dont le rôle dans l'agriculture est, de toutes façons, négligeable -- de chercher un emploi rétribué à l'étranger. La sécheresse et la famine sont fréquentes; les incursions des Nguni ont causé la perte d'une grande partie du bétail. Ces pertes ont influé sur les moyens traditionnels de payer le "lobolo," et, à partir de 1870, la livre sterling a été employée. De ce fait, les Thonga eurent un plus grand besoin de monnaie que les autres tribus. En effet, les documents officiels démontrent que l'émigration de la main-d'œuvre a commencé longtemps avant l'occupation portugaise. La présence de nombreux marchands asiatiques, harcelant les indigènes à leur retour, jusqu'à ce qu'ils aient dépensé tout leur argent, a dû également donner une certaine impulsion à l'émigration. Les conditions de travail dans le Mozambique ne devaient pas être intolérables; autrement les Thonga et les Chopi se seraient installés en permanence à l'étranger avec leurs familles, au lieu de rentrer dans leur pays d'origine après chaque période de travail. Il est également difficile de croire que des battues aient eu lieu pendant la nuit pour se procurer de la main-d'œuvre, car où était alors cette main-d'œuvre capable de trouver un emploi lorsque les besoins du marché intérieur étaient si réduits? Les facteurs économiques et le paiement de salaires élevés ont été responsables de la migration des travailleurs dans l'Union. Notons que le pourcentage d'hommes absents est également élevé dans les Protectorats britanniques où les organisations politiques et judiciaires des indigènes sont hautement respectées. Tous ceux qui connaissent le Mozambique sont unanimes à reconnaître que l'émigration a fait beaucoup pour l'amélioration du niveau de vie et de l'éducation des populations méridionales, comparés à ceux des populations du nord du pays. La politique portugaise officielle a, depuis longtemps, encouragé une production indigène indépendante, en développant une classe de petits agriculteurs. Des sommes importantes ont été allouées aux recherches agraires et autres.

Page Thumbnails

  • Thumbnail: Page 
141
    141
  • Thumbnail: Page 
142
    142
  • Thumbnail: Page 
143
    143
  • Thumbnail: Page 
144
    144
  • Thumbnail: Page 
145
    145
  • Thumbnail: Page 
146
    146
  • Thumbnail: Page 
147
    147
  • Thumbnail: Page 
148
    148
  • Thumbnail: Page 
149
    149
  • Thumbnail: Page 
150
    150
  • Thumbnail: Page 
151
    151
  • Thumbnail: Page 
152
    152