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The Iconology of the Yoruba "Edan Ogboni"

Denis Williams
Africa: Journal of the International African Institute
Vol. 34, No. 2 (Apr., 1964), pp. 139-166
Stable URL: http://www.jstor.org/stable/1157904
Page Count: 28
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The Iconology of the Yoruba "Edan Ogboni"
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Abstract

"Edan Ogboni": La Représentation Symbolique Dans la Société Yorouba Ogboni. Le bâton anthropomorphe de bronze de la société Yorouba Ogboni -- "l'edan Ogboni" -- a une position particulière esthétique. En effet, si l'art Yorouba Orisha est souvent un art religieux, la plupart des objets ne sont pas les supports d'un esprit et ne sont jamais révérés en tant que tels. L'art Ogboni, par contre, est un art sacré dont les objets sont considérés comme les réceptacles d'éléments spirituels. L'art Orisha est uniquement visuel, tandis que l'art Ogboni est typiquement conceptuel. Le premier s'apparente au monde réel et concret, le second s'apparente au monde spirituel. L'iconographie de "l'edan Ogboni" souligne l'ancienneté des factures. On observe trois formes principales, s'identifiant chacune à l'esprit de la Terre-Mère, d'où tout est issu et à laquelle tout retourne. 1. "Ajagbo-Ekun" (pl. I a), image à deux faces; 2. "Eluku-Oro," couple gémellaire (pl. I c); 3. Couple "edan," d'une hauteur variant de 4 à 10 pouces, uni par une chaîne. Il n'y a pas de représentations proprement dites de l'Esprit de la Terre ("Onile"). Plusieurs variations de styles apparaissent dans la facture, car le thème iconographique varie d'un atelier à l'autre dans le pays Yorouba. En isolant et en analysant ces styles on contribuera à établir une morphologie de la facture. La série Gbongan représente l'un de ces styles. Les caractéristiques qui la définissent sont de grande utilité: en les appliquant à d'autres exemples de "l'edan Ogboni" dont le style et la provenance sont inconnus, elles permettent d'identifier et d'ajouter à cette série un certain nombre de pièces. Ces caractéristiques constituent ainsi une 'clef' utile permettant d'étendre la recherche à d'autres formes de l'art du bronze nigérien. Les dates assignées à la série laissent supposer un "terminus a quo" vers le milieu du 17ème siècle. On peut associer certains exemples particuliers à des objets dénotant une origine européenne lointaine. Ce sont: (1) Le crotale (grelot), décrit pour la première fois en 1156, qui remonte à l'antiquité irlandaise. Il semble qu'il ait été de plus en plus utilisé comme objet commercial à partir du milieu du 17ème siècle, ainsi que les inventaires des marchandises transportées par mer à l'époque le suggèrent. (2) Une chaîne indigène en fer, à section rectangulaire, semble avoir précédé au Nigéria, la chaîne de fil de fer étiré d'origine européenne, apparue sur la côte de Guinée avec le développement de la traite des esclaves, au milieu du 17ème siècle. Cette chaîne indigène fait partie des objets apparentés à la série Gbongan. (3) La pipe; il existe un exemple dans la série Gbongan fumant la pipe. Des recherches archéologiques récentes suggèrent 1640 comme date approximative de l'introduction du tabac dans la région d'Accra (Ghana), et, d'après les archives historiques, on sait que le tabac existait en Sierra Léone dès 1607, en Gambie dès 1620 et au Libéria dès 1623. La tradition nous a appris qu'un exemple de style récent de la série Gbongan a été enlevé en fraude de la ville d'Owu avant sa destruction vers 1830. Par conséquent, il semble que la période 1640-1830 englobe les principales caractéristiques du style de la série Gbongan. La phase de 'maturité' (1640-1830 environ) de l'art "edan Ogboni," telle que la représente la série Gbongan, succéda probablement à une phase 'primitive' remontant, si on se fie à la date de l'introduction de la fonte du bronze au Bénin, à 1280 environ. Cette phase 'primitive' (1280-1640) nous montre qu'il reste encore beaucoup à faire pour étudier la morphologie de "l'edan Ogboni." Nous n'apprendrons probablement plus rien sur les débuts 'archaïques' des factures nigériennes avant l'apparition du métal.

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