Access

You are not currently logged in.

Access your personal account or get JSTOR access through your library or other institution:

login

Log in to your personal account or through your institution.

If You Use a Screen Reader

This content is available through Read Online (Free) program, which relies on page scans. Since scans are not currently available to screen readers, please contact JSTOR User Support for access. We'll provide a PDF copy for your screen reader.

Mosque-Building and Tribal Separatism in Freetown East

L. Proudfoot
Africa: Journal of the International African Institute
Vol. 29, No. 4 (Oct., 1959), pp. 405-416
Stable URL: http://www.jstor.org/stable/1157929
Page Count: 12
  • Read Online (Free)
  • Download ($1.00)
  • Subscribe ($19.50)
  • Cite this Item
Since scans are not currently available to screen readers, please contact JSTOR User Support for access. We'll provide a PDF copy for your screen reader.
Mosque-Building and Tribal Separatism in Freetown East
Preview not available

Abstract

La Construction des Mosquées et le Séparatisme Tribal a Freetown East. Au début du siècle, il n'existait que quelques mosquées à Freetown. Elles étaient aux mains des Aku, descendants des Yoruba, ou des Mandinka immigrés. Comme les Aku formaient une communauté très fermée et peu disposée à admettre sur un pied d'égalité dans le "Jamma" les indigènes du pays, et qu'ils employaient habituellement le yoruba, langue inconnue de la grande masse du peuple, la mosquée mandinka devint un centre naturel de culte pour les musulmans de diverses tribus. Pareillement, le Ministère de l'Instruction Publique les encouragea à considérer la Madrasa Islamia, ou école mandinka, comme la leur. Cependant, au cours des cinquante dernières années, les Fula qui, comme les Mandinka, sont des pionniers de l'Islam, vivant depuis de longues années dans le pays, les Temne, la plus importante tribu de la région de Freetown, les Susu et les Hausa, se sont séparés des Mandinka et ont construit leurs propres édifices de culte. Les Limba et les Mende, deux tribus indigènes qui n'ont embrassé que partiellement l'islamisme, commencent maintenant à faire de même. La possession d'une belle mosquée à Freetown est devenue un point primordial de l'orgueil tribal. Les mosquées des Fula, Hausa et Temne sont des édifices imposants et beaux, fortement influencés par l'architecture arabe, qui surpassent de loin les bâtiments plus anciens. Les Mandinka, grâce à de grands sacrifices supportés en commun, ont démoli leur ancienne mosquée qui fut la mère de toutes les autres, et l'ont reconstruite sur une échelle spacieuse dans le nouveau style. Les mosquées que projettent de construire les Limba et les Mende lui seront certainement comparables, sinon supérieures. Bien que le Congrès Musulman se soit mis en devoir de créer l'unité sur la base de la parité, après qu'ait échoué sa tentative d'unir tous les mahométans indigènes sous l'égide des Mandinka, chacune de ces mosquées a été pratiquement organisée et construite sur l'initiative d'une seule tribu. Ainsi, les mosquées, loin d'unifier la communauté musulmane, ont renforcé la tendance actuelle à rétablir la tribu comme centre de loyauté et d'influence dans la ville. Néanmoins, l'unité musulmane reste importante en tant qu'aspiration et idéal. Les mosquées temne et fula ont été mêlées à la politique intérieure de la communauté tribale urbaine. Des disputes concernant le principe de succession aux fonctions de chef de la tribu des Fula, et le souvenir de la manière dont un ancien chef avait traité l'ancienne mosquée comme son champ d'activité privé, constituaient des difficultés auxquelles devaient se heurter les constructeurs de la nouvelle mosquée, et qu'ils étaient obligés de vaincre. Des conflits entre les différents groupes d'âge et entre les chefs religieux et laïques des Temne ont pris la forme d'une rivalité d'influence à la mosquée; ces différends ne se sont apaisés qu'au moment où les premières élections générales en Sierra-Leone ont provoqué une crise. Certains incidents provoqués par la construction des mosquées ont certainement aggravé l'animosité des musulmans orthodoxes envers la version locale des institutions représentant l'Occident. Néanmoins, les musulmans de Freetown, malgré le fait que la plupart d'entre eux désirent garder leur vie religeuse exempte de différends, continuent à s'immiscer dans la politique.

Page Thumbnails

  • Thumbnail: Page 
405
    405
  • Thumbnail: Page 
406
    406
  • Thumbnail: Page 
407
    407
  • Thumbnail: Page 
408
    408
  • Thumbnail: Page 
409
    409
  • Thumbnail: Page 
410
    410
  • Thumbnail: Page 
411
    411
  • Thumbnail: Page 
412
    412
  • Thumbnail: Page 
413
    413
  • Thumbnail: Page 
414
    414
  • Thumbnail: Page 
415
    415
  • Thumbnail: Page 
416
    416