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The Establishment of the Medina in Dakar, Senegal, 1914

Raymond F. Betts
Africa: Journal of the International African Institute
Vol. 41, No. 2 (Apr., 1971), pp. 143-152
Stable URL: http://www.jstor.org/stable/1159424
Page Count: 10
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The Establishment of the Medina in Dakar, Senegal, 1914
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Abstract

La Création de la Medina à Dakar (Sénégal) en 1914. La création de la Medina, 'quartier indigène' de la ville de Dakar, est le résultat d'une grave épidémie de peste bubonique qui sévit en 1914. Les autorités médicales françaises déclarèrent qu'il était impossible d'empêcher la contamination dans les habitations africaines de qualité médiocre, souvent construites en paille, et que, pour des raisons d'hygiène, la population indigène devait être isolée dans un endroit éloigné de la ville européenne. Sa création coïncida avec l'élection de Blaise Diagne, premier député africain noir à la Chambre des Députés française, de telle sorte que le problème médical se confondit avec la question électorale. Les Lébou, représentés par Diagne, montrèrent la résistance la mieux organisée au déplacement de la population, et s'opposèrent à l'incendie de leurs maisons à des fins d'hygiène, craignant l'expropriation de leurs terres, puisqu'ils étaient les premiers occupants du Cap Vert sur lequel était située la ville de Dakar. Le Gouverneur Général William Ponty se trouva ainsi devoir faire face à un dilemme, soit contraindre les Lébou par la force armée, soit être dans l'impossibilité d'exécuter les mesures sanitaires jugées nécessaires par les autorités. Lorsque la guerre de 1914 éclata, on décida de ralentir le processus de relogement qui fut seulement en partie mené à bien. Le terrain choisi pour la Medina était médiocre, sablonneux, enfoncé et sujet aux inondations, et il n'y eut d'abord ni système d'égout, ni adduction d'eau potable, ni installation d'électricité, ni construction de routes. A la fin des années 1920 la situation s'était améliorée, mais la population de la Medina atteignait 8 000 personnes alors qu'environ 20 000 Sénégalais vivaient dans Dakar même. De nos jours la ville s'est agrandie autour et au-delà de la Medina, et ce quartier peut être considéré comme l'illustration d'une décision hâtive de colonisateurs en temps de crise.

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