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Islam in Senegalese Literature and Film

Mbye B. Cham
Africa: Journal of the International African Institute
Vol. 55, No. 4, Popular Islam (1985), pp. 447-464
Stable URL: http://www.jstor.org/stable/1160177
Page Count: 18
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Islam in Senegalese Literature and Film
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Abstract

L'Islam dans la littérature et le film au Sénégal. Cette étude, en se basant sur la tradition orale en wolof ou refaite en français, la poésie en wolof et en arabe, le roman en français et le film en wolof, s'intéresse à l'éventail des différentes réactions suscitées par l'Islam au Sénégal, réactions qui vont de l'acceptation zêlée au rejet catégorique. A l'extrême droit de cet éventail de réactions, l'on observe un ensemble d'attitudes qui se caractérise par une pratique zélée et une croyance vigoureuse au caractère primordial de l'Islam comme étant le véhicule le plus légitime, voire l'unique, de la totalisation de l'individu et de la société. Il s'agit là des 'promoteurs traditionnels' de l'Islam qui érigent la poésie écrite ou orale en wolof en champion et propagateur des idéaux religieux de l'Islam. El-Hadji Abdoul Aziz Sy, El-Hadji Ibrahim a Niasse, Moussa Ka et El-Hadji Ahmadou Bamba M'backé comptent parmi les fidèles les plus renommés. L'extrême gauche de l'éventail se distingue, quant à elle, par les romans et les films d'Ousmane Sembène dont la réponse artistique à l'Islam souffre aussi peu d'équivoque que celle des promoteurs traditionnels. Cependant, Sembène, 'l'apostat', embrasse une idéologie fondamentalement matérialiste qui rejette l'Islam et le présente comme colonial et, partant, un obstacle à la réalisation séculaire de l'individu et de la société au Sénégal. Entre ces deux extrêmes, il convient de placer trois catégories de réponses créatrices, semblables dans leur foi et leur acceptation des principes de base de l'Islam, mais divergeant, ici par un zèle et un didactisme moindres ('les promoteurs modernes'), là par une alternance entre la révérence et la raillerie contre le saint homme islamique ('les irrévérents') et ailleurs par un iconoclasme marqué qui s'en prend aux charlatans et à ceux qui distordent l'Islam et ses institutions ('les iconoclastes'). Au lieu de la poésie en wolof et en arabe, les promoteurs modernes utilisent le roman en français comme véhicule pour imposer l'Islam comme étant le paravent le plus efficace contre l'individualisme et le matérialisme décadent de l'Occident ("L'aventure ambigue" de Cheikh Hamidou Kane), ainsi que comme la fondation la plus solide au service du développement moral et humain au Sénégal ("La grève des battus" d'Aminata Sow-Fall). Au centre de l'éventail, la tradition orale en wolof ou rendue en français, oscille entre la révérence et la raillerie. Ici, le zèle et l'aura des promoteurs se trouvent tempérés par une irrévérence discrète qui révèle et tourne en dérision les faiblesses bien humaines du maraboutserigne, tout en continuant à croire en l'Islam. L'oeuvre de Birago Diop prend sa place dans cette catégorie. Les iconoclastes, tout en montrant différents degrés de croyance en l'Islam et en produisant des romans en français et des films en wolof, dévoilent et dénoncent ce qu'ils considèrent comme la distortion religieuse et surtout l'exploitation de l'Islam, à tous les échelons de la société, comme un masque destiné à camoufler certains intérêts séculaires des plus égoïstes et contraires aux conditions nécessaires pour développer la totalisation de l'individu et de la société. Le film "Njangaan" de Mahama Traoré sera analysé pour déterminer de quelle manière certains marabouts exploitent l'école coranique, le dara.

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