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Migration in West Africa: A Savanna Village Perspective

David A. Cleveland
Africa: Journal of the International African Institute
Vol. 61, No. 2 (1991), pp. 222-246
Stable URL: http://www.jstor.org/stable/1160616
Page Count: 25
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Migration in West Africa: A Savanna Village Perspective
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Abstract

Local migration in response to population pressure is part of the history of north-east Ghana. First by physical coercion, then by economic coercion, colonialism drastically changed the pattern of migration to one of long-distance movement from north-east Ghana and the northern savannas in general to southern Ghana. Migration in turn affected social organisation, agriculture and population dynamics in savanna communities. While colonial policy was not always consistent, one dominant and ultimately effective strategy seems evident: to break up locally self-sufficient economies and societies in order to stimulate the temporary migration of labour from largely subsistence agriculture to work in commercial agriculture, mining and public works in the south. These sectors were directly tied to the European economy for the benefit of Britain. Low wages and poor working conditions encouraged most migrants to return to their savanna villages when they were sick, injured or too old to work. When Ghana gained its political independence from Britain this new pattern of migration had become firmly established and was maintained by changes in the social, economic and transport systems. Data from Zorse and the Upper Region show that migration at any one time takes about 50 per cent of working-age males and 15 per cent of working-age females to southern Ghana for periods of a year or more. Significantly increased dependency ratios mean that as a result of this migration each four remaining working-age adults must support themselves plus four dependants, instead of supporting only three dependants, as would be the case without migration. Since remittances by Zorse migrants are equal to only a small fraction of the value of their lost productive labour, the net effect of migration on the food consumption level of those remaining in the village will be determined by the balance between the increased output required of each remaining working-age adult and the decreased yield required of the total area of arable land. While I do not have all the quantitative data needed to resolve this question, statements by Zorse residents, evidence of chronic undernutrition, a long-term decrease in land productivity due to erosion and lack of organic matter, and serious labour shortages during periods of critical farm activity, suggest that the net effect of migration on Zorse is negative. That is, neither labour productivity nor land productivity is likely to compensate for the higher dependency ratio. While it may be true that migrants vote with their feet, the choice of paths is often determined by forces in the larger system beyond their control. The good news is that indigenous agricultural and demographic knowledge and practices in Africa may provide the starting point for a sustainable future if the patterns established by colonialism and reinforced by 'modern' economic development can be changed./Devoir réagir sous la poussée démographique par migrations locales a toujours fait partie de l'histoire du Ghana du nord-est. Le colonialisme changea rigoureusement le type de ces migrations, d'abord par force, puis par constrainte économique, en un mouvement de longues distances du nord--est du Ghana et des savannes du nord en général vers le Ghana du sud. Les migrations à leur tour eurent pour effet de déstabiliser l'organisation sociale, l'agriculture et le caractère démographique des communautés de la savanne. Bien que la politique coloniale n'ait pas toujours été uniforme, il semblerait y avoir eu une stratégie dominante avec un effet irréversible: le demembrement des communautés locales économiquement indépendantes et de la société locale afin d'encourager les migrations de main d'oeuvre, provenant en grande partie de cultures à peine auto-suffisantes, pour travailler dans l'agriculture commerciale, les mines et les travaux publics du sud. Ces secteurs étaient directement liés à l'économie européenne au profit de la Grande Bretagne. Les salaires peu élevés ainsi que les mauvaises conditions de travail encourageaient la plupart des migrants à retourner dans leurs villages de savanne lorsqu'ils tombaient malades, se blessaient ou devenaient trop vieux pour travailler. Lorsque le Ghana gagna son indépendance politique de la Grande Bretagne, cette nouvelle tendance des migrations était déjà fermement établie et maintenue par les changements presents dans le système social, système économique et celui des transports. Des observations zorses et de la région supérieure montrent qu'à n'importe quel moment donné les migrations emmènent environ 50 pourcent des hommes en âge de travailler vers le sud du Ghana pour une durée d'un an ou plus. Une augmentation marquée de la proportion des dépendants en conséquence de cette migration signifie que chaque quatre adultes qui restent au pays doivent non seulement gagner leur pain mais aussi maintenir quatre dépendants au lieu des trois sans migration. Vu que les envois de fonds des migrant zorses ne comptent que pour une petite part de la valeur représentée par leur travail perdu, le résultat net de la migration sur le niveau de la consommation de nourriture de ceux qui restent au village sera determiné par l'équilibre entre l'augmentation de la productivité demandée de chacun des adultes travailleurs qui restent et le rendement diminué exigé du total des terres arables. Bien que je ne possède pas toutes les données vérifiables requises pour résoudre cette question, le témoignage des zorses non-migrants, la malnutrition chronique évidente, un décroissement à long terme de productivité des terres du à l'érosion et à l'insuffisance d'apports de matières organiques ainsi qu'à un serieux manque de main d'oeuvre durant les périodes critiques d'activités paysannes, suggèrent que le net effet des migrations est négatif pour les zorses. C'est-à-dire que ni l'augmentation en travail ou en rendement des terres ne va vraisemblablement compenser le taux plus élevé des dépendants. Bien qu'on puisse peut-être dire que les migrants choisissent librement de partir, les chemins qui leur sont ouverts sont souvent déterminés par les forces d'un système plus large en dehors de leur contrôle. Du côté positif, si un renversement des tendances établies par le colonialisme et renforcées par les développements économiques 'modernes' peut être éffectué, les connaissances pratiques, connaissances agricoles indigènes et les connaissances démographiques en Afrique peuvent fournir le point de départ pour un avenir viable.

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