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How to Ascertain the Definition of Some Notions Which Are Fundamental to Business Cycle Analysis?

Karl Pribram
Revue de l'Institut International de Statistique / Review of the International Statistical Institute
Vol. 4, No. 2 (Jul., 1936), pp. 212-231
DOI: 10.2307/1400725
Stable URL: http://www.jstor.org/stable/1400725
Page Count: 20
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How to Ascertain the Definition of Some Notions Which Are Fundamental to Business Cycle Analysis?
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Abstract

I. Avant d'étudier en détail les problèmes de méthodes posés par l'analyse statistique des fluctuations économiques, il paraît désirable d'arriver à un accord préalable, entre les statisticiens et les économistes sur la définition de quelques notions d'importance fondamentale. Parmi ces notions celle du "système économique" dont les expansions et contractions successives sont l'objet même de l'analyse, occupe une position centrale. Le raisonnement théorique qui cherche à établir des rapports de cause à l'effet entre les mouvements des grandeurs économiques se sert de systèmes économiques hypothétiques; cependant l'analyse statistique se trouve obligée à définir sous une forme rapprochée le plus possible de la réalité, les "systèmes économiques", produits synthétiques de relations et mouvements de grandeurs réelles. La notion du "système économique" telle qu'elle servait de base aux raisonnements de l'école classique révélait un caractère strictement unifié et universel: elle était conçue en termes de grandeurs monétaires et englobait la totalité des relations provenant de l'échange mutuel de marchandises, de services, de crédits, à l'intérieur et en dehors des pays participant au commerce international. Selon la doctrine classique l'équilibre de ce système hypothétique est garanti sous le régime de la libre concurrence et du standard or par le fonctionnement du mécanisme des prix qui règle de manière automatique toutes les relations entre les grandeurs économiques physiques, éléments des procès de production et de distribution. II. C'est surtout sous l'influence des études en matière de fluctuations économiques que la notion classique du système économique fut soumise à des modifications importantes. Les modifications les plus généralement acceptées s'inspirèrent de l'idée que, dans l'ordre capitaliste, l'ensemble des phénomènes économiques révèle deux aspects différents dont chacun, pour de bonnes raisons doit être pris pour base à la conception d'un système séparé du système monétaire (money exchange system) d'une part et du système d'échange des biens matériels (real exchange system) d'autre part. Bien qu'attachés l'un à l'autre par des liens très étroits, ces deux systèmes semblent fonctionner sous l'influence de forces tendant à produire des états de déséquilibre qui diffèrent, d'un système à l'autre, quant à leur intensité et à leur incidence temporelle. Par conséquent, chacun de ces systèmes vient d'être soumis à des analyses séparées qui portent d'une part sur les mouvements des grandeurs monétaires (prix, coûts, crédits, dettes, revenus, épargnes, investissements, etc.), dont les relations mutuelles constituent le système monétaire, et d'autre part sur le mouvement des grandeurs économiques physiques (capacité de production, production effective, quantités des biens vendus, transportés, consommés, stocks, emploi de la main-d'oeuvre, quantité de la demande sur le marché du travail, etc.) dont les relations mutuelles constituent, à leur tour, le système d'échange des biens matériels. Une autre décomposition de la notion classique du système économique universel résulta du fait que le caractère d'unité économique fut attribué à chaque économie nationale. Dans la mesure où le raisonnement abstrait céda sa place à l'analyse statistique de nombres indices basés sur l'observation de faits, les fluctuations économiques vinrent d'être étudiées séparément pour chaque économie nationale de sorte que l'idée même de l'économie mondiale subit une transformation profonde. Aux relations de commerce et de crédit existant entre les divers pays, une notion spéciale d'équilibre fut appliquée, dérivée du calcul des balances des paiements internationaux. Deux problèmes fondamentaux se dégagent de ce développement: a) comment déterminer les relations existantes, pour chaque économie nationale, entre son système monétaire, son système d'échange de biens matériels et son système de commerce et crédit extérieurs, étant donné que ces trois systèmes - bien que nettement distingués par voie de raisonnement - ne sont en réalité que des éléments constitutifs d'un seul mécanisme économique; et b) comment concilier l'existence de fluctuations économiques mondiales avec l'existence d'une grande variété d'unités économiques nationales dont chacune, selon une hypothèse généralement adoptée, fonctionne en vertu de ses forces économiques nationales sans être soumise à l'influence de forces d'origine commune. III. Au centre des problèmes ainsi posés se trouve la question de savoir comment interpréter les relations existant entre les fluctuations du système des échanges des biens matériels et les fluctuations de son complément monétaire. Deux ordres principaux d'idées semblent être en train de se dégager de la variété déconcertante des théories avancées en cette matière: la théorie dite "structurelle" et la théorie dite "monétaire". Selon la théorie structurelle qui est plus rapprochée que son adversaire, de la doctrine classique, le déséquilibre se manifestant au cours de la dépression dans le système d'échange des biens matériels ne peut être guéri que par un ajustement radical des relations entre les diverses grandeurs économiques. Par contre, la théorie monétaire tend à considérer les désordres survenant dans le système des biens matériels moins comme des perturbations réelles de sa balance que comme des désajustements causés par la réduction progressive du pouvoir d'achat général, qui à son tour résulte de la baisse générale des prix. Il suffit ici de signaler la manière caractéristique de voir de chacun de ces deux groupes de théories économiques pour démontrer qu'il existe, pour le raisonnement économique moderne, une tendance commune à séparer pour l'étude des fluctuations économiques les phénomènes qui se produisent dans le système monétaire des phénomènes se passant dans le système des relations des biens matériels, et une tendance également commune à supposer que l'équilibre de chacun de ces deux systèmes doit être examiné, au moins sous quelques rapports, indépendamment de l'équilibre de l'autre système. Du reste, la même tendance se manifeste dans le raisonnement des économistes qui, jouissant de beaucoup d'adhérents dans les milieux populaires, s'inspirent de diverses théories dites de sous-consommation. IV. Un second groupe important de questions fondamentales résulte des aspects internationaux des fluctuations économiques. Doit-on considérer, comme c'est fréquemment le cas, l'équilibre international comme un état de balance composée dont les éléments sont formés par les équilibres des diverses unités économiques nationales? Ou doit-on insister, en outre, sur une conception d'équilibre universel basée sur l'hypothèse que les vagues des fluctuations économiques ne sont pas simplement transmises d'un pays à l'autre mais prennent leurs origines plutôt dans des forces communes à tous les pays de sorte que chaque phase d'un mouvement cyclique mondial se manifeste dans chaque pays - et même dans diverses régions d'un pays donné - à des différentes périodes et avec des degrés différents d'intensité? Si la conception dite internationale est adoptée, l'analyse des fluctuations mondiales s'occupera avant tout à comparer les cours des événements économiques se produisant, pendant une période déterminée, dans divers pays reliés l'un avec l'autre par des relations de commerce et de crédit. Les mesures de politique monétaire et commerciale feront l'objet d'une considération particulière en tant qu'elles sont de nature à faciliter le rétablissement de l'équilibre international ou à en aggraver les troubles. La conception de l'équilibre universel est plus difficile à définir. La Société des Nations et d'autres organisations internationales ont essayé de produire des chiffres indiquant pour le monde entier les fluctuations de la production et des stocks de certaines matières, les fluctuations du commerce mondial, etc. Cependant, l'analyse des mouvements du système économique mondial est encore à ses débuts. V. Accompagné d'un projet de Questionnaire, l'exposé précédent a été soumis, pour examen, aux membres de la Commission des Fluctuations Economiques nommée par l'Institut. Suivant les intentions du rapporteur, le questionnaire devait être adressé aux statisticiens s'occupant de l'étude de ces phénomènes et à des économistes auteurs de théories remarquables sur les mouvements cycliques des affaires. Sept membres de la Commission ont bien voulu donner leurs avis sur l'exposé et les propositions du rapporteur. Suivant l'opinion de M. Loveday un changement radical quant à l'orientation de l'enquête serait indiqué. Ses idées seront présentées à la fin de ce mémorandum. Quatre autres membres. MM. Bowley, Cudmore, Rygg et Tinbergen, se sont déclarés d'accord avec le projet du rapporteur; M. Verrijn Stuart, sans faire des objections de principe, a soulevé un nombre de questions importantes dont le rapporteur a tenu compte en remaniant le questionnaire. En se chargeant de ce travail le rapporteur a eu l'avantage de profiter de la collaboration précieuse du Professeur W. C. Mitchell. Par conséquent le Questionnaire suivant plus détaillé que le projet primaire est soumis, pour nouvel examen, aux membres de la Commission. Il peut être considéré comme projet commun de M. Mitchell et du rapporteur. VI. Projet de Questionnaire. 1. La notion de l'équilibre: 10. Etes-vous d'avis que la notion de l'équilibre est un instrument utile pour l'étude des fluctuations économiques? 20. Quels sont les éléments que vous considérez comme étant en équilibre on en déséquilibre? Votre notion d'équilibre s'applique-t-elle au monde d'affaires, à une nation. à un certain marché, une industrie, une autre situation déterminée on employezvous cette notion de manière variée, en lui attribuant des champs d'application différents? 30. Au cas où vous êtes d'avis que votre notion d'équilibre est applicable à un système économique soumis à des changements, quels sont les changements qui vous paraissent compatibles avec l'idée de l'équilibre? Etes-vous d'avis qu'il y a lieu d'adopter l'idée d'un équilibre mouvant, c'est-à-dire d'un équilibre caractérisé par des changements constants et proportionnels des relations entre des grandeurs économiques importantes? 40. Cherchez-vous à établir une notion ou des notions d'équilibre avant de choisir et d'analyser vos chiffres? Ou croyez-vous qu'il vaut mieux de considérer les notions "théoriques" comme simples hypothèses qu'il faut modifier et développer dans la mesure où l'on étend ses observations, surtout les observations portant sur les relations entre les divers procès économiques? II. Relations entre le système monétaire et le système d'échange des biens matériels: 10. Considérez-vous le système monétaire comme un système tendant à maintenir un équilibre propre à lui, nettement distinct d'un équilibre que le système d'échange des biens matériels tend à maintenir? 20. Comment faut-il caractériser l'équilibre du système monétaire? Par l'existence de relations constantes entre les coûts et les prix? Par l'existence d'un niveau des prix à peu près constant? Par l'existence de taux constants d'épargnes et d'investissements? Par l'existence d'un revenu national à peu près constant et d'une distribution à peu près constante de ce revenu? 30. L'équilibre du système d'échange des biens matériels est-il caractérisé par l'exploitation intégrale des éléments de production existants, plus particulièrement, par l'utilisation intégrale de la main-d'oeuvre offerte au marché du travail? 40. Comment comprenez-vous les relations entre ces deux systèmes? Si l'on suppose qu'il existe des actions et réactions mutuelles entre les deux systèmes, croyez-vous que des changements survenant dans le système monétaire sont de nature à provoquer des changements dans le système des biens matériels et que des changements survenant dans le système d'échange des biens matériels provoquent des changements dans le système monétaire? Etes-vous d'avis que les relations mutuelles existantes entre les deux systèmes sont sujettes à des oscillations cycliques de sorte que le rôle actif dans ce processus est joué de façon prédominante par l'un des deux systèmes pendant certaines phases du mouvement cyclique, et de façon prédominante par l'autre système pendant une phase initiale ou ultérieure? 50. Quelles sont les différences existantes quant aux relations des prix, des quantités de production et des quantités de produits marchandés entre les industries dont la production est contrôlée de manière efficace et les industries où ce n'est pas le cas? 60. Quel est en périodes de depression et de reprise des affaires l'ordre successif des changements de la quantité des moyens de paiement et de la quantité des produits marchandés? 70. Comment et selon quels principes peut-on établir des listes des indices les plus importants servant à mesurer, pour chacun des deux systèmes, les écarts de l'équilibre? III. La notion internationale et la notion universelle de l'organisation économique et des fluctuations économiques: 10. Doit-on se servir également de notions d'équilibre pour orienter l'analyse des aspects mondiaux des mouvement cycliques. 20. En cas d'affirmation comment faut-il concevoir cet équilibre? Sous la forme de balance composée dont les éléments sont formés par les équilibres des diverses unités économiques nationales (équilibre international) ou sous la forme d'état de balance résultant immédiatement de l'action de forces économiques dont l'envergure est mondiale stricto sensu (équilibre universel)? Selon la première hypothèse les dérangements économiques seraient transmis d'une unité économique à l'autre; selon la seconde ils seraient produits par des facteurs perturbateurs d'envergure mondiale. 30. Au cas où la notion d'équilibre adoptée est du type international quel est l'ordre de succession existant entre les fluctuations économiques des divers pays? 40. Dans quelle mesure existe-t-il un modèle général commun à toutes les fluctuations cycliques et dans quelle mesure peut-on constater que le cours des événement cycliques diffère, dans divers pays, de ce modèle général. 50. Quels sont les conduits par lesquels les expansions, contractions et les reprises des affaires d'un pays donné transmettent leurs effets aux changements cycliques d'autres pays? Quelles sont les barrières limitant ces influences? Quels sont les développements qui les facilitent? 60. Quels sont les procès économiques qui sont tout particulièrement sensibles aux influences exercées par les fluctuations économiques d'autres pays et quels sont les procès qui sont généralement exempts de cette influence? 70. Faisant abstraction de la succession des fluctuations cycliques des divers pays, sous quels rapports existe-t-il des ressemblances entre ces fluctuations et sous quels rapports des différences? Peut-on expliquer ces différences par des différences en matière d'organisations économiques? 80. Quels sont les principes qu'il faut adopter pour choisir les indices se prêtant le mieux pour mesurer les perturbations de l'équilibre international? 90. Au cas où la notion universelle de l'organisation économique est adoptée pour l'analyse des aspects mondiaux des fluctuations économiques, comment faut-il concevoir les relations entre les unités économiques nationales? 100. Quels sont les indices dont on peut se servir pour mesurer les dérangements périodiques de l'équilibre du système dit universel? VII. Nous avons déjà mentionné les doutes soulevés par M. Loveday quant à l'orientation de l'enquête proposée par le rapporteur. Suivant l'avis de M. Loveday il est, avant tout, indiqué d'assurer une certaine uniformité dans l'établissement et l'utilisation de certaines données indispensables à l'analyse des périodes de prospérité et de dépression. Ses proposition faites à cet égard s'inspirent de l'idée qu'il existe des périodes de dépression qui n'appartiennent pas au type cyclique mais sont dues à des événements perturbateurs tels que tremblements de terre, guerres, grèves, etc. En vertu de ce raisonnement les termes "prospérité" et "dépression" en sens général ont un champ d'application plus vaste que les termes "prospérité" et "dépression" du type cyclique. Ce ne sont que "prospérité" et "dépression" en sens général que l'on peut mesurer directement à l'aide de quelques indices dont le nombre est limité. Au cas où ces indices directs font défaut ou sont incomplets il faut les suppléer par des indices indirects. En s'inspirant de cette thèse M. Loveday est amené à proposer le questionnaire suivant: a. Questions à adreesser aux membres des Bureaux Statistiques et, le cas échéant, aux Instituts de recherches en matière de fluctuations économiques: Etes-vous à même d'établir ou établissez-vous des données statistiques pour les catégories suivantes: a. pour l'avenir; b. pour le passé? Ces catégories sont, en tant qu'il s'agit de mesure directe: Changements de l'emploi de la main-d'oeuvre ou du chômage en tenant compte, s'il est possible, du travail réduit et de l'emploi partiel. Changement des quantités de production en séparant la production industrielle de la production agricole. Changement des quantités de la consommation finale. b. Questions à adresser aux membres et aux Instituts mentionnés plus haut et à d'autres membres: 10. Quelles catégories de données statistiques considérez-vous comme indiquées pour la mesure indirecte de changements survenant dans l'emploi de la maind'oeuvre, dans les quantités de production industrielle ou agricole, et dans les quantités de consommation finale au cas où des statistiques directes font défaut pour mesurer ces changements. 20. Quels sont les indices indirects de ce genre que vous pouvez publier: a. pour l'avenir. b. pour le passé? Etant donné que le questionnaire proposé par M. Loveday est parfaitement compatible avec le procédé proposé par le rapporteur; et que l'Institut, en donnant suite au projet de M. Loveday, pourrait faire une contribution utile aux études entreprises par le Secrétariat de la Société des Nations en matière des fluctuations économiques, le Rapporteur recommande l'adoption de ce projet. Il est bien entendu que l'action nécessitée par l'exécution de ce projet serait faite indépendamment de celle qui serait entreprise au cas où les propositions du Rapporteur viendraient à être adoptées.

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