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La theorie de population d'Adam Smith

Sten Sparre Nilson
Population (French Edition)
Vol. 7, No. 3 (Jul. - Sep., 1952), pp. 477-484
DOI: 10.2307/1524265
Stable URL: http://www.jstor.org/stable/1524265
Page Count: 8
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La theorie de population d'Adam Smith
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Abstract

Saisi à la fois par la crainte d'une dépopulation continue et par la découverte du social, le XVIIIe siècle avait fait, en France surtout, une large place aux problèmes de population. Moins inquiets, les physiocrates n'en avaient pas moins témoigné un vif souci de la multiplication des hommes. Il était bien difficile, du reste, à une époque où la subsistance physiologique des hommes était en jeu, d'élaborer quelque doctrine économique, sans porter un jugement au moins implicite sur les questions de population. Le souci si aigu, pour la classe dominante, d'avoir un nombre suffisant de sujets inspirait toujours, plus ou moins, les écrits. Avec l'affaiblissement du pouvoir royal, l'avènement de l'ordre naturel et les progrès de la technique, la question devenait moins préoccupante. Cependant, les charges de la loi des pauvres inversaient, en Angleterre, le souci de la classe dominante et devaient inspirer à Malthus les appréhensions qui l'ont rendu célèbre. C'est entre Quesnay et Malthus que le prophète Adam Smith ouvre grande la voie du capitalisme libéral, où l'homme tient un rôle de second plan. La prédominance des lois naturelles dans la richesse des nations, ainsi que la place exceptionnelle tenue par Malthus dans la démographie, ont conduit maints auteurs à négliger quelque peu l'apport de Smith aux doctrines de population. C'est cette lacune que comble si heureusement l'étude de M. Sten Sparre Nilson, que nous avons la bonne fortune de présenter ici. Conseiller au Bureau Central de Statistique de Norvège à Oslo, M. Nilson a déjà souvent montré son aptitude étendue à la compréhension des problèmes sociaux. C'est ainsi que deux articles sous sa signature ont paru récemment dans la Revue française de science politique: "Le problème des électeurs indécis", intéressante étude de ces arbitres involontaires, et "Le communisme dans les pays du Nord". On lui doit aussi "Histoire et science politiques", curieux et profond ouvrage sur la possibilité d'introduire en politique la mesure quantitative. La révision générale de nos conceptions économiques les mieux assises, qui nous conduit à remonter aux sources, le souci des populations peu développées, dont la situation s'apparente quelque peu aux populations européennes de l'époque de Smith, donnent à cet article une valeur d'actualité et engagent à pénétrer, avec son auteur, la pensée du grand sociologue écossais. /// Haunted by the fear of depopulation and by the discovery of social problems, the 18th century had given (formostly in France) a large place to the problems of population. Though less worried, the Physiocrats had nevertheless shown great interest in the problem of population increase. Of course, it would have been very difficult, at a time when the means of subsistance were always so close to the minimum, to elaborate any kind of economic doctrine without making some sort of judgment on questions of population. It is between QUESNAY and MALTHUS that the prophet A. SMITH preaches the creed of liberal capitalism, where man holds only a secondary role. The hold of natural law on the wealth of nations, as well as the exceptional place of MALTHUS in population theory, have lead many authors to neglect Smith's contribution to population theory. This deficiency is happily corrected by the study of Mr. Sten Sparre NILSON which we are very pleased to present here. Adviser to the Central Bureau of Statistics in Oslo, Mr. NILSON is well-known for his comprehension of social problems; two articles of his have been recently published in the "Revue Française de Science Politique": "The problem of uncertain voters", - an interesting study of these reluctant umpires, - and "Communism in the Northern Countries".

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