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ESSAI SUR L'ARCHITECTURE RELIGIEUSE DU MOYEN AGE, PARTICULIÈREMENT EN FRANCE

Prosper Mérimée
Annuaire historique pour l'année ...
Vol. 2 (1838), pp. 283-327
Stable URL: http://www.jstor.org/stable/23399064
Page Count: 45
Subjects: History
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ESSAI SUR L'ARCHITECTURE RELIGIEUSE DU MOYEN AGE, PARTICULIÈREMENT EN FRANCE
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Notes and References

This item contains 48 references.

[Footnotes]
  • 1
    Hérod., livre III, Septime-Sévère.
  • 2
    On dit que l'usage de la brique, intercaléc dans l'opus incertam, s'introduisit sous Gallien.
  • 1
    Restes d'un Xenodochium (hospice) à Metz; quelques portions de la cathédrale de Trèves, et de l'église de Saint-Mar- tin à Angers.
  • 2
    Elles furent placées à l'intérieur des arcades de la galerie supérieure.
  • 1
    On connaît cette idée bizarre répandue par le clergé, que le monde devait finir en l'an 1000. Elle fut habilement exploi- tée par les prêtres, qui vendaient à beaux deniers comptants une place en paradis. Les richesses amassées par le clergé, à cette époque, contribuèrent puissamment à favoriser le grand dé- veloppement de l'architecture au XI e siècle.
  • 1
    Il faut cependant noter que, sur la fin du règne de Char- lemagne et pendant quelques années après sa mort, une amé- lioration dans les arts se manifesta en France. Elle fnt bientôt arrêtée par les invasions des Normands et la recrudescence de la barbarie.
  • 2
    M. Guizot, Cours d'Histoire moderne, tome III.
  • 1
    Voir dans M. Bodin, Recherches sur l'Anjou, les nom- breux voyages en Terre-Sainte de Foulques Nerra.
  • 2
    Déjà, et deux, siècles plus tôt, un grand nombre d'artistes grecs étaient venus en Occident, fuyant les persécutions des Iconoclastes. Les motifs exposés plus haut avaient sans doute empêché les résultats heureux que pouvait avoir cette émi- gration.
  • 1
    Je n'ai pu examiner par moi-même certaines églises de Templiers à deux nefs, comme il en existe, dit-on 7 en Alle- magne. J'en connais plusieurs circulaires ou polygonales, et cette forme paraît avoir été souvent préférée par les chevaliers du Temple.
  • 1
    On dit cependant qu'on en voit un exemple dans le palais de Dioclétien à Spalatro.
  • 1
    M. Eug. Delacroix, dans son voyage à Maroc, a vu les briques employées presque comme unique moyen d'ornemen- tation. Des lits de briques en encorbellement les uns au-dessus des autres forment des corniches; placées à des intervalles égaux, elles servent de modillons ou de mutules; rangées obli- quement, elles figurent des dents de scie, etc.
  • 2
    Comparez l'église circulaire d'Aix-la-Chapelle avec celle de Rieux-Mérinville (Aude).
  • 1
    Voir la façade de Notre-Dame à Civray.
  • 2
    Voir l'église de Saint-Savin.
  • 1
    Dans un âge grossier, lorsqu'un artiste veut représenter un personnage vénérable, sa première idée, c'est de le revêtir d'uu costume magnifique. Ce ne fut que par un raffinement tardif qu'on parvint à produire la même impression par un moyen tout contraire : l'expression suffit alors pour faire ressortir la grandeur morale; mais il faut non seulement que l'art touclie à la perfection, mais encore que le goût du public soit assez cultivé pour pouvoir comprendre les intentions de l'artiste.
  • 1
    Saint-Genesl à INevers, Sainte-Croix à Montmajour.
  • 2
    Sainte-Croix à Quimperlé, l'église de Rieux-Mérinville.
  • 3
    Charroux.
  • 4
    Cathédrale de Verdun, cathédrales de Worms, de Bonn, etc.
  • 1
    Sainte-Radegonde à Poitiers.
  • 2
    Cathédrale de Worms, et plusieurs églises de Cologne.
  • 3
    Ce fait a élé contesté; je citerai pourtant comme un exemple de flèche en pierre, dans le XII e siècle, le clocher qui surmonte le transsept de Sainte-Foy à Schelestadt. Sa forme, très remarquable (les arêtes sont courbes), rappelle les plus an- ciennes constructions indiennes.
  • 1
    Excepté dans les églises à double apside; leurs portes sont alors percées ou sur les faces latérales, comme à Verdun et à Worms, ou bien à droite et à gauche de l'apside occidentale, comme à Trèves.
  • 1
    Il y a des églises où cette galerie est extérieure, comme à Spire et dans quelques villes rhénanes.
  • 1
    Il me semble que la pratique la plus ancienne a été de donner aux bas côtés un étage supérieur; la galerie fut une in- novation, ou, si l'on veut, une altération du type primitif.
  • 2
    Sainte-Marie du Capitole à Cologne, la cathédrale de Sois- sons. — Je crois qu'une disposition semblable existait autrefois dans l'église de Cluny.
  • 1
    Sainte-Radegonde à Poitiers, la cathédrale de Bonn.
  • 1
    Saint-Martin d'Angers; le chœur du XII e siècle a la forme d'un trapèze.
  • 2
    Saint-Pierre à Poitiers, Saint-Martin à Worms, plu sieurs églises d'Auvergne.
  • 1
    A Saint-Gilles, par exemple.
  • 2
    Église d'Andlau?
  • 1
    Il faut se rappeler qu'alors les prédicateurs et les sculp- teurs appartenaient souvent au même couvent. Plusieurs moines se rendirent célèbres par leurs talents dans les arts aussi bien que par leur éloquence.
  • 2
    A Vezelay, par exemple, on voit des chameaux, des lions; à Saint-Sauveur de Nevers des éléphans, des droma- daires, etc.; presque partout la fameuse Simorgue, si célèbre dans les contes orientaux.
  • 1
    Sainte-Marie du Capitole à Cologne; Rosheim et Maur- moutier (Bas-Rhin).
  • 2
    On suit comme pas à pas cette transition dans la nef de Saint-Julien au Mans. Les bas côtés du XI e siècle ont des cha- piteaux historiés; la grande nef du XII e a des chapiteaux à feuil- lages, parmi lesquels on en voit deux ou trois qui offrent de petites figurines sortant de l'aisselle des feuilles. Ce mélange offre les derniers souvenirs du chapiteau historié.
  • 1
    Voyez Architecture moderne de la Sicile, par Hittorff, planches 73 et 74.
  • 1
    La chapelle de Saint-Quinin à Vaison, est du VIII e siècle; l'ancienne cathédrale de la même ville date du commencement du XI e . Voyez la lettre de M. Ch. Lenormant à M. de Caumont, sur l'origine de l'ogive.
  • 1
    Voir l'église de Saint-André à Chartres, bâtie en 1108.
  • 2
    Bien entendu que je ne parle que des parties inférieures de l'église.
  • 1
    On remarquera dans les premiers essais de la renaissance au XVI e siècle, que l'on conserva quelque temps l'ordonnance et la disposition gothiques, tout en substituant aux détails de ce style des détails classiques. Voir les niches de Solesmes et la tribune de Vitré.
  • 1
    Nulle mesure exacte, nulle symétrie dans les édifices du moyen âge. Tout se faisait de sentiment. Dans des arcades, même en ligne droite, les largeurs sont rarement égales; aussi voit-on l'ogive employée souvent pour corriger cette irrégula- rité et pour conserver l'égalité de hauteur dans les arcades.
  • 2
    Pareil emploi de l'ogive se voit à Saint-Maurice d'Angers, et au Mans dans l'église de Notre-Dame de la Coulture; seule- ment ce sont les murs latéraux qui sont renforcés de là sorte.
  • 1
    Les fenêtres de la cathédrale de Chartres sont encore en plein cintre.
  • 1
    Voir la nef de la cathédrale de Dol en Bretagne.
  • 1
    Voir le chœur de Saint-Serge et l'hôpital d'Angers, le ré- fectoire du prieuré de Saint-Martin à Paris, et la chapelle basse de la Sainte-Chapelle.
  • 1
    Les architectes du XI e siècle avaient déjà fait usage des arcs-boutants, mais à l'intérieur des églises. Couvrant les bas côtés d'une nef, et partie des transsepts d'une demi-voûte, ils appuyaient ainsi d'une manière très énergique les murs des hautes nefs et les coupoles qui surmontent les transsepts. Voir les églises de Saint-Sauveur à Nevers, de Conques, et presque toutes les églises bysantines de l'Auvergne et du Velay.
  • 1
    Les chapiteaux bysantins conservèrent presque tous le profil corinthien; mais quand, aux végétaux conventionnels, on en substitua de réels, ces profils s'altérèrent. En effet, com- ment conserver les volutes quand on remplaça les feuilles d'acanthe par des feuilles de chêne et de peuplier?