Access

You are not currently logged in.

Access your personal account or get JSTOR access through your library or other institution:

login

Log in to your personal account or through your institution.

If You Use a Screen Reader

This content is available through Read Online (Free) program, which relies on page scans. Since scans are not currently available to screen readers, please contact JSTOR User Support for access. We'll provide a PDF copy for your screen reader.

VZTAHY DÉMOKRITOVY K PYTHAGORSTVÍ

Antonín Kolář
Listy filologické / Folia philologica
Roč. 81, Čís. 1 (1958), pp. 27-31
Stable URL: http://www.jstor.org/stable/23460886
Page Count: 5
  • Read Online (Free)
  • Subscribe ($19.50)
  • Cite this Item
Since scans are not currently available to screen readers, please contact JSTOR User Support for access. We'll provide a PDF copy for your screen reader.
VZTAHY DÉMOKRITOVY K PYTHAGORSTVÍ
Preview not available

Abstract

Diogène Laërte explique (IX 38), d'après L'Introduction à la lecture des œuvres de Démocrite de Thrasyle, que Démocrite s'exprime avec admiration sur Pythagore dans un écrit qu'il a intitulé du nom de ce dernier, et que son contemporain Glaucus de Rhegio le proclame comme un disciple d'un pythagoricien, qui aurait été selon une autre source Philolaus. Pythagoras est présenté comme un écrit éthique dans la liste des œuvres de Démocrite (DL IX 46), et sa dépendance à l'égard du pythagoréisme ne peut se rapporter qu'à l'éthique, qui effectivement a beaucoup de semblable avec l'éthique pythagorienne, si nous la comparons, d'après les fragments conservés, avec la doctrine des pythagoriciens, d'après ce qu'a trouvé Alexandre Polyhistor dans les Notes Pythagoriciennes (DL VIII 25–36); elle est en effet aussi idéaliste, car elle voit le bonheur dans la vie tranquille et vertueuse, garantissant le contentement, duquel découlent les bonnes paroles et les bonnes actions. La physique de Démocrite, le monisme matérialiste, considérant tout comme une fusion et une désintégration des atomes, est d'un autre genre que la physique pythagorienne, bien que même cette dernière n'ait pas considéré le monde comme la création d'un être sur′naturel, mais ait été tout aussi matérialiste que la physique des hylozoïstes ioniques, certainement connue de Pythagore, considérant la matière éternelle comme un principe illimité, et le nombre abstrait comme un principe la limitant. Mais même Démocrite reconnaissait la parenté de l'homme avec l'univers, du point de vue matériel, le qualifiant d'univers en petit (microcosmos), tout comme les pythagoriciens proclamaient la parenté des hommes avec les dieux comme ils appelaient les corps célestes, et cela en raison de la participation des deux à la chaleur (cf. DL VIII 27). Les deux courants croyaient aussi dans les démons. La physique des atomistes influença les jeunes pythagoriciens; c'est ainsi que le contemporain de Platon, Ecphante, rattachait les nombres pythagoriciens aux atomes. Le fait que c'était une idée heureuse n'a été reconnu que tout récemment, lorsque par les investigations on se rendit compte que les 92 corps simples connus jusque là sont déterminés par le nombre de protons chargés d'électricité positivement dans le noyau des atomes.

Page Thumbnails

  • Thumbnail: Page 
27
    27
  • Thumbnail: Page 
28
    28
  • Thumbnail: Page 
29
    29
  • Thumbnail: Page 
30
    30
  • Thumbnail: Page 
31
    31