Access

You are not currently logged in.

Access your personal account or get JSTOR access through your library or other institution:

login

Log in to your personal account or through your institution.

If You Use a Screen Reader

This content is available through Read Online (Free) program, which relies on page scans. Since scans are not currently available to screen readers, please contact JSTOR User Support for access. We'll provide a PDF copy for your screen reader.

INTEREST RATE RESTRICTIONS AND THE SOCIALLY OPTIMUM ALLOCATION OF CREDIT / LES RESTRICTIONS SUR LES TAUX D'INTERET ET L'ALLOCATION DE CREDIT OPTIMALE D'UN POINT DE VUE SOCIAL

Claudio Gonzalez Vega
Savings and Development
Vol. 4, No. 1 (1980), pp. 5-28
Stable URL: http://www.jstor.org/stable/25829722
Page Count: 24
  • Read Online (Free)
  • Subscribe ($19.50)
  • Cite this Item
Since scans are not currently available to screen readers, please contact JSTOR User Support for access. We'll provide a PDF copy for your screen reader.
INTEREST RATE RESTRICTIONS AND THE SOCIALLY OPTIMUM ALLOCATION OF CREDIT / LES RESTRICTIONS SUR LES TAUX D'INTERET ET L'ALLOCATION DE CREDIT OPTIMALE D'UN POINT DE VUE SOCIAL
Preview not available

Abstract

Les marchés de crédit des pays moins devéloppés sont fragmentés: les unités économiques sont tellement isolées qu'elle doivent s'affronter à des prix des facteurs de production et des produits très divers et n'ont pas accès aux mêmes technologies. Cette segmentation engendre une grande dispersion des taux réels marginaux de rendement, individuels aussi bien que sociaux, des portefeuilles d'actifs physiques et financiers. La politique financière joue donc un rôle essentiel dans le devéloppement économique dans la mesure où elle détermine une reduction de cette segmentation et de cette dispersion des taux de rendement, c'est-a-dire dans la mesure où elle engendre une intégration des marchés des capitaux. Le but de ce travail est de définir un optimum social pour l'allocation de crédit parmi les différentes classes d'emprunteurs et d'élaborer un modèle microéconomique pour l'évaluation des effets que des changements dans la structure des taux d'intérêt dû à des politiques financières alternatives détermineraient sur l'allocation des ressources et la distribution des revenus. En particulier, l'Auteur essaie de définir le volume optimal, d'un point de vue social, des prêts octroyés aux différentes classes d'emprunteurs et l'optimum social du taux d'intérêt que doivent appliquer les intermédiaires financiers à chaque classe d'emprunteurs. On ne discute pas ici des implications macroéconomiques telles que l'impact sur la stabilité des prix ou bien le niveau de l'emploi. L'Auteur arrive à des conclusions importantes à propos d'une politique financière souhaitable pour les pays de l'Amérique Latine: (1) Il souligne, encore une fois, l'importance des processus financiers dans l'ensemble du devéloppement économique en considération de leur effet favorable non seulement sur l'allocation des ressources, mais aussi sur la distribution des revenus. (2) L'intermédiation financière est une activité particulièrement coûteuse et on doit donc en tenir compte si l'on veut déterminer une allocation des ressources optimale d'un point de vue social. (3) Une allocation de crédit optimale d'un point de vue sociale implique des taux d'intérêt différents pour les diverses classes d'emprunteurs. C'est-à-dire que des taux d'intérêt optimaux d'un point de vue social doivent réfléchir les différents coûts aussi bien que les différentes productivités des différentes classes de prêts. (4) L'uniformité artificielle des taux d'intérêt pour toutes les classes d'emprunteurs impose des coûts sociaux nets entraînant une situation où on ne profite pas des meilleures occasions productives marginales ou bien une situation où les ressources additionnelles absorbées par la gestion du système financier sont supérieures aux ressources engendrées par son activité supplémentaire. (5) Le coût social net qu'entraîne l'uniformité des taux d'intérêt est plus élevé lorsque les intermédiaires financiers pratiquent quelque sorte de rationnement. Le rationnement non seulement implique des coûts sociaux plus élevés, mais il se peut aussi que parfois il n'atteigne pas du tout le but d'octroyer des prêts plus importants à certains emprunteurs. Dans ce cas, la bonne intention de redistribuer les revenus aurait un effet défavorable. (6) Le mécanisme optimal pour la redistribution des revenus est un transfer direct d'une somme globale. Dans ce cas, on n'engendrerait ni des coûts sociaux, ni du rationnement. (7) Les différences entre les taux d'intérêt optimum d'un point de vue social pour les différentes classe d'emprunteurs ne sont pas en contradiction avec ce que recommande McKinnon, c'est-a-dire que si l'on veut devélopper le secteur financier il faut reduire la dispersion des taux d'intérêt qui caractérise les marchés des capitaux fragmentés. McKinnon définit la segmentation des marchés comme l'existance de prix différents pour le même produit alors que l'Auteur indique ici que les différentes classes de prêts représentent des produits différents. D'autre part, il faut faire une distinction entre les différences de taux qu'engendrent les politiques financières elles mêmes — lorsque des taux d'intérêt préférentiels favorisent des classes spécifiques d'emprunteurs — et celles qui découlent d'une différence réelle de coûts et rendements sociaux. Les différences qu'engendrent les politiques financières peuvent et doivent être éliminées par décret, c'est-à-dire qu'il faut éliminer la différenciation légale, artificielle et la segmentation relative. Il est aussi souhaitable de reduire les différences de taux d'intérêt qui découlent des différences réelles des coûts sociaux de l'intermédiation, même si on ne peut pas le faire par décret. Dans chaque situation c'est la constellation des fonctions de production des biens et des prêts aussi bien que la rareté de nombreuses ressources, telles que le personnel qualifié, les informations et les moyens de communication, qui déterminent la structure des taux d'intérêt optima d'un point de vue social pour cette situation. Si l'on veut reduire le coût d'intermédiation et les différences entre les coût du crédit pour les différentes classe d'emprunteurs, qui sont toujours élevés dans les pays en voie de devéloppement, il faut introduire des innovations technologiques et promouvoir l'accumulation d'informations dans le secteur financier. Il est donc important de ne pas décourager le devéloppement de ce secteur par des politique financières qui entravent l'augmentation de productivité et la reduction des coûts d'intermédiation. En particulier, il ne faut pas fixer arbitrairement les taux d'intérêt à des niveaux si bas qui déprimeraient l'intermédiation financière et ne permettraient pas aux instituts de crédit de couvrir les coûts du crédit alloué à des classes d'emprunteurs particulières. (8) La majorité des pays en voie de développement ont établi des plafonds pour les taux d'intérêt. Ces plafonds ont été si bas qu'ils on engendré le rationnement du crédit pour plusieurs classes d'emprunteurs aussi bien que l'exclusion de nombreux producteurs des portefeuilles de crédit des intermédiaires financiers.

Page Thumbnails

  • Thumbnail: Page 
5
    5
  • Thumbnail: Page 
6
    6
  • Thumbnail: Page 
7
    7
  • Thumbnail: Page 
8
    8
  • Thumbnail: Page 
9
    9
  • Thumbnail: Page 
10
    10
  • Thumbnail: Page 
11
    11
  • Thumbnail: Page 
12
    12
  • Thumbnail: Page 
13
    13
  • Thumbnail: Page 
14
    14
  • Thumbnail: Page 
15
    15
  • Thumbnail: Page 
16
    16
  • Thumbnail: Page 
17
    17
  • Thumbnail: Page 
18
    18
  • Thumbnail: Page 
19
    19
  • Thumbnail: Page 
20
    20
  • Thumbnail: Page 
21
    21
  • Thumbnail: Page 
22
    22
  • Thumbnail: Page 
23
    23
  • Thumbnail: Page 
24
    24
  • Thumbnail: Page 
25
    25
  • Thumbnail: Page 
26
    26
  • Thumbnail: Page 
27
    27
  • Thumbnail: Page 
28
    28