Access

You are not currently logged in.

Access your personal account or get JSTOR access through your library or other institution:

login

Log in to your personal account or through your institution.

L'agence France-Presse en guerre d'Algérie

Barbara Vignaux
Vingtième Siècle. Revue d'histoire
No. 83 (Jul. - Sep., 2004), pp. 121-130
DOI: 10.2307/3771648
Stable URL: http://www.jstor.org/stable/3771648
Page Count: 10
  • Download ($19.00)
  • Subscribe ($19.50)
  • Cite this Item
L'agence France-Presse en guerre d'Algérie
Preview not available

Abstract

L'AFP a commencé par compter les pieds de vigne arrachés par les "rebelles" et taire la torture. Puis, sous la pression de la concurrence et forte d'un statut moins contraignant en 1957, elle devint une meilleure source d'information et apprit à désigner enfin l'adversaire algérien. Cet article est une pierre pour la construction, enfin, d'une histoire de l'information sur les "événements". Situation paradoxale que celle de l'Agence France-Presse durant la guerre d'Algérie: alors que la liberté de la presse subit de multiples violations en France, elle se voit offrir un statut libéral. En 1957, en effet, elle cesse d'être un établissement public étroitement soumis à la tutelle de l'État, comme le stipule l'ordonnance fondatrice du 30 septembre 1944, pour devenir un organisme dont les caractéristiques empruntent à la fois à la société commerciale, à l'agence officielle et à la coopérative de presse. Ce changement entraîne une modification sensible de sa couverture de la guerre d'Algérie, sujet délicat par excellence: de tonalité très officielle au début, les dépêches accordent peu à peu une part croissante aux activités et aux hommes du FLN et du GPRA, puis de l'OAS. La couverture du conflit de l'AFP devient ainsi plus équilibré avec le temps. Parallèlement, le directeur général de l'Agence (1954-1975), Jean Marin, mobilise son aura de journaliste et ses relations politiques pour négocier des marges de manœuvre croissantes face à la tentation permanente du pouvoir d'asservir l'AFP. /// Paradoxical situation of Agence Francepresse during the Algerian war: while freedom of the press was sorely violated in France, it was granted a liberal status. In 1957, it stopped being a public establishment under tight guardianship of the state, as the founding ordinance stipulated on September 30, 1944, and became an organization with characteristics of a business, an official agency and a press cooperative. This change brought about a noticeable difference in the coverage of the Algerian war, a particularly delicate subject. The tone was highly official at the beginning, but more and more space was given over to the activities and men of the FLN and the GPRA, and then the OAS. The AFP's coverage of the war thus became more balanced. At the same time, the head of the Agency (1954-1975), Jean Marin, used his journalist's aura and political relations to negotiate greater margins of manœuvre when faced with the permanent temptation of the authorities to control the AFP.

Page Thumbnails

  • Thumbnail: Page 
121
    121
  • Thumbnail: Page 
122
    122
  • Thumbnail: Page 
123
    123
  • Thumbnail: Page 
124
    124
  • Thumbnail: Page 
125
    125
  • Thumbnail: Page 
126
    126
  • Thumbnail: Page 
127
    127
  • Thumbnail: Page 
128
    128
  • Thumbnail: Page 
129
    129
  • Thumbnail: Page 
130
    130