Access

You are not currently logged in.

Access your personal account or get JSTOR access through your library or other institution:

login

Log in to your personal account or through your institution.

If You Use a Screen Reader

This content is available through Read Online (Free) program, which relies on page scans. Since scans are not currently available to screen readers, please contact JSTOR User Support for access. We'll provide a PDF copy for your screen reader.

Entre "Cromwell" et sa Préface: du grand homme au génie

Guy Rosa
Revue d'Histoire littéraire de la France
81e Année, No. 6 (Nov. - Dec., 1981), pp. 901-918
Stable URL: http://www.jstor.org/stable/40527041
Page Count: 18
  • Read Online (Free)
  • Download ($14.00)
  • Subscribe ($19.50)
  • Cite this Item
Since scans are not currently available to screen readers, please contact JSTOR User Support for access. We'll provide a PDF copy for your screen reader.
Entre "Cromwell" et sa Préface: du grand homme au génie
Preview not available

Abstract

Le rapport entre le drame de Hugo : Cromwell et sa Préface est problématique : la proximité des deux textes - que le manifeste tire les leçons du drame ou que celui-ci illustre ses théories - n'est qu'apparente. Tant en matière d'esthétique théâtrale pure que dans la discussion des questions soulevées par la mise en scène de l'Histoire, tout se passe comme si la Préface n'était pas celle de Cromwell mais des autres pièces de Hugo qui lui sont plus fidèles. La raison de ce décalage peut se trouver dans la correction politique que la Préface apporte au drame ; mais ce n'est là qu'un effet d'une divergence idéologique, elle-même provoquée par l'écart entre deux modes d'énonciation appliqués à la même question : celle de la fonction du poète. La Préface trouve toute sa cohérence logique si on la lit comme manifeste et manifestation des droits du génie qu'elle ne discute pas mais dont elle tire toutes les conséquences, en matière d'esthétique dramatique bien sûr, mais aussi quant à sa propre écriture. Écrite du point de vue du génie, eile anticipe sur ce qu'elle doit démontrer : Hugo prouve le mouvement en marchant, la conception romantique de la parole poétique en la mettant en œuvre. Le drame au contraire, sous la métaphore du grand homme, met en question ce que la Préface, écrite après lui, tiendra pour acquis. De là le caractère décisif de ce texte, pour Hugo et pour sa génération : par un coup de force auquel, dans Cromwell, ni Hugo - ni Cromwell - ne s'étaient résolus, la Préface tranche le débat en le supposant achevé. A la question de Cromwell : "Quand donc serai-je roi ?", Hugo répond, dans la Préface, comme Napoléon : en procédant lui-même au "sacre de l'écrivain".

Page Thumbnails

  • Thumbnail: Page 
[901]
    [901]
  • Thumbnail: Page 
902
    902
  • Thumbnail: Page 
903
    903
  • Thumbnail: Page 
904
    904
  • Thumbnail: Page 
905
    905
  • Thumbnail: Page 
906
    906
  • Thumbnail: Page 
907
    907
  • Thumbnail: Page 
908
    908
  • Thumbnail: Page 
909
    909
  • Thumbnail: Page 
910
    910
  • Thumbnail: Page 
911
    911
  • Thumbnail: Page 
912
    912
  • Thumbnail: Page 
913
    913
  • Thumbnail: Page 
914
    914
  • Thumbnail: Page 
915
    915
  • Thumbnail: Page 
916
    916
  • Thumbnail: Page 
917
    917
  • Thumbnail: Page 
918
    918