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Mémoires d'un étudiant en mai 1968 : le flux des manifestations et le protagoniste de l'événement

Jacques Guilhaumou
Le Mouvement social
No. 233, Mutations de la science et des universitiés en France depuis 1945 (OCTOBRE-DÉCEMBRE 2010), pp. 165-181
Stable URL: http://www.jstor.org/stable/40959671
Page Count: 17
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Mémoires d'un étudiant en mai 1968 : le flux des manifestations et le protagoniste de l'événement
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Abstract

J'ai rédigé mes mémoires d'étudiant en histoire à Nanterre en mai 1968 pendant le mouvement universitaire de 2009, porté tout particulièrement par les manifestations qui se sont succédé durant plusieurs semaines. Le présent extrait porte de fait sur le cycle des manifestations qui m'ont permis, de spectateur de l'événement, d'en devenir un protagoniste. J'y mets prioritairement l'accent sur la rencontre avec l'autre, et sur la part d'utopie concrète qui se manifeste dans un tel engagement collectif d'une pensée au sein même d'un mouvement d'émancipation. J'y vois même une forme de révolution permanente, à l'encontre des commentaires usuels sur le caractère obsolète de l'idéologie soixante-huitarde, qui se rejoue dans les décennies suivantes, y compris dans le récent mouvement universitaire. À ma manière, je témoigne de quelque chose qui existe au titre de l'humain et de quelqu'un qui parle au nom de l'humanité agissante et souffrante de manière permanente, donc d'une ontologie sociale de l'événement 68. This paper is an excerpt of my unpublished memoirs of May 1968, when I was a history student at the University of Nanterre. They were written during the academic movement of 2009, where a series of street demonstrations during several weeks were the backbone of collective action. The paper deah with the cycle of demonstrations in 1968 which enabled me not to remain a spectator of the event and to become one of its protagonists. I stress the meetings with other people and the dimension of concrete utopia which emerges thanks to the collective commitment to a thought within an emancipation movement. I even consider it as a type of permanent revolution, which is a position quite opposed to the usual comments on the obsolete character of the ideology of the 68ers, and I think it reemerged in the following decades, including the movement of 2009. In my own way, I am thus a witness of something that exists in the human nature, speaking in the name of mankind acting and suffering in a permanent way, thus of a social ontology of the event of 68.

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