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Towards a Science of the Nuclear Mind: Science-Fiction Origins of Dianetics (Vers une science de l'esprit nucléaire: les origines de la dianétique dans la science-fiction)

Albert I. Berger
Science Fiction Studies
Vol. 16, No. 2 (Jul., 1989), pp. 123-144
Published by: SF-TH Inc
Stable URL: http://www.jstor.org/stable/4239930
Page Count: 22
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Towards a Science of the Nuclear Mind: Science-Fiction Origins of Dianetics (Vers une science de l'esprit nucléaire: les origines de la dianétique dans la science-fiction)
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Abstract

Le livre bien connu de L. Ron Hubbard, La dianétique: la science moderne de la santé mentale (1950), traite d'une forme populaire et peu orthodoxe de thérapie psychologique qui prétend résoudre les problèmes personnels et conduire à une existence protégée et réussie au plan social. Hubbard est le fondateur de l'Eglise de scientologie, un des cultes les plus en vue de la culture populaire américaine des années 70 et il sut en devenir le porte-parole célèbre, reconnu bien que mystérieux. A ses débuts, Hubbard écrivait de la science-fiction à bon marché pour Astounding Science Fiction de John Campbell et la dianétique puise certaines racines dans l'intérêt traditionnel que ce genre romanesque porte à la psychologie en tant que base d'une technique efficace parodiant ainsi l'idée que la science-fiction se fait du rôle des sciences physiques. Particulièrement pendant les années 50, on put s'apercevoir de l'importance de ces racines quand de nombreux écrivains, dont Campbell, furent attirés par les idées de Hubbard. Depuis les années 20, une "science de l'esprit" était une notion de base de la science-fiction; E.E. ("Doc") Smith avait conçu des astronefs et des armes actionnés par la pensée et avant l'avènement du nucléaire, Campbell exposa ses idées sur le sujet dans plusieurs récits et dans de nombreux articles de fond. D'après Campbell, les "science mentales" pouvaient s'étendre de la médecine psychosomatique à la télépathie, agissant en partie comme antidote aux problèmes suscités par la technologie. Mais, d'une manière significative, ces sciences correspondaient à des systèmes avancés de connaissance pouvant être appréhendés uniquement sous forme de magie. Il est également révélateur que Campbell ait considéré les anciens prêtres et devins comme des praticiens de "la science de la magie"; de plus, il a décrit la science moderne comme de "la magie qui fonctionne". Au début des années 40, des écrivains comme Robert Heinlein, Isaac Asimov et A.E. van Vogt collaboraient à la revue de Campbell. Certaines techniques psychologiques utilisées devinrent parties intégrantes des théories de l'histoire que ces auteurs incorporaient à leurs récits. En général, ils pensaient que ces techniques éclipseraient l'économie, la politique et les autres forces considérées comme les causes déterminantes des relations sociales caractérisant les civilisations. De tels concepts leur parurent plus importants après l'avènement du nucléaire. Avant la création de la dianétique, la fiction de Hubbard peut se lire comme une critique foncièrement détachée de la société industrielle et de la faillite de la vie politique qui l'accompagne; c'est également un exposé du réjet de cette société et de cette vie politique effectué par une certaine élite. Au même moment, et en dehors de la science-fiction, de telles idées circulaient dans d'autres secteurs de la culture américaine. La psychothérapie avait recours à la psychochirurgie et aux drogues et les visées bureaucratiques, techniques et gestionnaires supplantaient les idéaux sociaux et politiques. En insistant sur le pouvoir individuel et personnel assisté de la thérapeutique et sur l'élimination de l'irrationnel et du mal, la dianétique s'insère naturellement dans ce contexte historique. De plus, Hubbard soutenait que, grâce à la dianétique, l'espace pouvait devenir un nouveau champ de déploiement de la mythologie américaine; du moins pour ceux et celles qui terminaient leur cours de thérapie et qui se débarrassaient ainsi de toutes leurs névroses. Dans l'intervalle, d'autres écrivains dont Cyril Kornbluth et Robert Bloch s'aperçurent des limites d'une telle vision du monde appliquée à la fois à la critique politique et sociale de la science-fiction ainsi qu'à la pensée et à l'action sociales. De tels concepts pouvaient justifier l'apathie et ainsi perpétuer la tyrannie. /// L. Ron Hubbard's widely advertised book, Dianetics: The Modern Science of Mental Health (1950), describes a popular form of unorthodox psychological "therapy" that purports to offer solutions to personal problems and to point the way to a secure and socially successful life. The Church of Scientology that he founded became one of the more prominent "cults" characterizing American popular culture during the 1970s, and he himself became a famous, if notorious and mysterious, figure as its leader. Yet Hubbard started out as a pulp SF writer in John Campbell's Astounding Science Fiction, and Dianetics has substantial roots in SF's traditional interest in the use of psychological science as the basis for a powerful technology mimicking the genre's ideas on the role of the physical sciences. The extent of these roots was seen in the 1950s when many SF writers-Campbell among them-were initially attracted to Hubbard's ideas. A "science of the mind" had been a staple in SF at least since the 1920s, when E.E. ("Doc") Smith had written of thought-powered spaceships and weapons, and Campbell himself had included his ideas on the subject in some of his fictions and many of his editorials even before the achievement of nuclear power. From Campbell's perspective, "mental sciences" might mean anything from psychosomatic medicine to telepathy, partially as an antidote for the problems created by the use of physical technology, but more significantly as advanced systems of knowledge not yet fully understood, except as various forms of magic. Equally significantly, Campbell wrote of his respect for ancient priests and soothsayers as practitioners of "the Science of Magic," and he would later describe modern science as "The Magic that Works." During the early 1940s, writers publishing in Campbell's magazine (e.g., Robert Heinlein, Isaac Asimov, and A.E. van Vogt) made a variety of psychological technologies integral parts of the theories of history incorporated in their stories. In general, all of them imagined that these technologies would eventually displace economics, politics, and other forces as the principal determinants of social relationships in human civilizations. Such concepts seemed more important to them after the achievement of nuclear power. The fiction Hubbard wrote before he created Dianetics can be read as a severely alienated critique of modern industrial society and the failure of the political life associated with it, as well as a brief for the abandonment of both by an elite. Such concepts appeared outside the orbit of SF in American culture at the same time-viz., during the years in which psychosurgery and the use of drugs were becoming increasingly characteristic of orthodox psychotherapy and in which bureaucratic, technical, and managerial objectives were increasingly being substituted for social and political ideals. Dianetics' emphasis on individual, personal empowerment through therapy and on the elimination of irrationality and evil thus fit very nicely into that historical context. Moreover, Hubbard explicitly stated that Dianetics would permit the extension of the frontier of American mythology into outer space, at least for those who completed the course of therapy and were "cleared" of all their neuroses. Meanwhile, however, SF writers such as Cyril Kornbluth and Robert Bloch were able to see the limitations that such a world-view placed both upon political and social criticism in SF and upon political and social thought and action in civic life. They were able to recognize how ideas such as Hubbard's could in fact become justifications for an apathetic resignation to the continuation of tyranny.

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