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ARYSTOTELESOWSKA TEORIA SPRAWNOŚCI INTELEKTUALNYCH, CZYLI O DWU POJĘCIACH MĄDROŚCI

JERZY KALINOWSKI
Roczniki Filozoficzne / Annales de Philosophie / Annals of Philosophy
Vol. 5, No. 4, FASCICULE PUBLIÉ À L'OCCASION DU DIXIÈME ANNIVERSAIRE DE LA FACULTÉ DE PHILOSOPHIE DE L‘UNIVERSITÉ CATHOLIQUE DE LUBLIN / ZESZYT WYDANY Z OKAZJI DZIESIĘCIOLECIA WYDZIAŁU FILOZOFII KATOLICKIEGO UNIWERSYTETU LUBELSKIEGO (1955 — 1957), pp. 45-65
Stable URL: http://www.jstor.org/stable/43406392
Page Count: 21
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ARYSTOTELESOWSKA TEORIA SPRAWNOŚCI INTELEKTUALNYCH, CZYLI O DWU POJĘCIACH MĄDROŚCI
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Abstract

Le nombre de cinq habitus intellectuels principaux, relevés dans l'oevre du Stagirite par l'interprétation traditionnelle, ne cadre nullement avec les fondements généraux de la théorie aristotélicienne des habitus. Non seulement rien ne l'explique, mais on découvre en outre, à la réflexion, des divergences entre les différentes rédactions de son éthique et même déscontradictions à l'intérieur de l'Ethique à Nicomaque. L'article pose donc le problème jusqu'ici indiscuté du nombre d'habitus intellectuels admis par Aristote. En quête de sa solution, il aboutit à une esquisse de la théorie complète des habitus intellectuels, inspirée si non. par la lettre, du moins par l'esprit des écrits aristotéliciens. Dans sa première partie il expose brièvement la théorie des habitus intellectuels du Stagirite dans son ensemble. Sa deuxième partie analyse la notion de l'habitus de la sagesse et confronte deux concepts de la sagesse entre lesquels il faut choisir afin d'interpréter correctement la théorie ari stotélicienne des habitus intellectuels. Les constatations de deux premières parties permettent dans la troisième d entamer une esquisse de la théorie complète des habitus intellectuels tirée du meilleur d'Aristote. Celui-ci définit l'habitus en général dans le livre Δ de sa Métaphysique et distingue entre autres des habitus intellectuels. Le Stagirite en parle dans différents écrits, par exemple dans son Traité de l'âme, mais il les expose le plus complètement dans ses Ethiques, où il nomme te caractérise les habitus des premiers principes, de la science, de la sagesse, de la prudence et de l'art. Cependant, non seulement il y a une différence entre la définition de l'habitus de la sagesse donnée dans la Grande Morale et celle de l'Ethique à Nocimaque, mais en outre la définition répétée deux fois dans ce dernier écrit semble contenir une contradiction. L'habitus de la sagesse est défini comme composé de ceux des premiers principes et de la science. En conséquence la sagesse au sens du savoir acquis grâce à l'habitus de ce nom serait une synthèse des premiers principes connus au moyen de leur habitus et des conclusions qui en découlent, déduites en vertu de l'habitus de la science. Il semble qu'il y ait plusiers savoirs de cette espèce. p. ex. philosophie, géométrie, loi naturelle etc.) et par conséquent plusieurs habitus de la sagesse. Cependant, le complément de la définition précédente que nous lisons par deux fois dans l'Ethique à Nicomaque sans le retrouver ailleurs, notamment dans la Grande Morale, et qui précise que la sagesse est la science des choses les plus dignes de par leur nature, suggère l'idée formulée expressenent par un commentateur d'Aristote tel que St Thomas d'Aquin de l'unicité de la sagesse (ce qui, d'ailleurs, la dustinguerait entre autre de la science). Cette sagesse unique serait la hpilosophie première ainsi appelée par Aristote parce que cherchant la cause première de l'être. Cette contradiction interne de l'Ethique à Nicomaque et cette divergence entre elle et la Grande Morale provoquent plusieurs questions. Aristote, n'a-t-il pas vu la contradiction de sa définition de l'habitus de la sagesse? Ou bien ne se rendait-il pas compte de l'existence d'un savoir autre que la philosophie première ayant tout de même le caraćtère de la synthèse des premiers principes et de leurs conclusions? Et peut-être la deuxième partie de la définition de l'habitus de la sagesse qui figure dans l'Ethique à Nicomaqhe et ne figure pas dans la Grande Morale ne provient elle pas de lui? Ou enfin, St. Thomas, n'a-til pas, cette fois-ci, bien interprété Aristote? L'article laisse aux spécialistes de l'histoire de la philosophie le soin de répondre à toutes ces questions. Par contre, l'analyse du concept de l'habitus de la sagesse suggère à son. auteur l'hypothèse d'une interprétation nouvelle de la théorie dee habitus intellectuels d'Aristote. Pent-être le Stagirite, n'a-t-il connu que troia habitus intellectuels principaux: celui de la sagesse habilitant l'intellect à la connaissance théorique, celui de la prudence habilitant celui-ci à la connaissance pratique et celui de l'art habilitant l'intellect à la connaissancepofétique? Bien entendu, on devrait distinguer au sein de chacum d'eux — comme Aristote lui-même fait pour la sagesse — deux habitus subordonnés: l'un — habilitant l'intellect à la connaissance des premiers principes du sa-voir donné et l'autre — à celle des conclusions qui en découlent. Si tant est que cette théorie puisse être attribuée à Aristote, elle doit être jugée aussi insuffisante, car elle ne connaît que des habitus disposant l'intellect aux actes de la connaissance qui composent l'epagoge aristotélicienne, c'est-à-dire le processus de la formation — à partir de la connaissance sensorielle — des jugements analytiquement évidents, et à ceux qui en déduisent des conclusions. Cette ébauche de la théorie des habitus intellectuels ne devrait-elle pas être complétée par la reconnaissance dee habitus qui disposent l'intellect à la formation des jugements empiriquement, évidents et au processus de Pinférence, inductive, analogique ou autre trouvant en eux leur point de départ. Aristote ne les a pas entièrement ignorés. Ne parle-t-il pas de hypolepeis et doxa? Mais il n'a pas su — peut être à cause de son tempérament. peut-être sous l'influence de Platon — compter ces dispositions de l'intellect au nombre des habitus proprement dits. L'idée de lier la conception de l'habitus des premiers principes empiriques à celle de la ratio particularis s'impose. Ainsi au terme de nos considérations nous pouvons constater que l'article parti de la caractéristique générale de la théorie aristotélicienne des habitus intellectuels — après avoir posé une hypothèse quant à son interprétation — finit par une esquisse de la théorie complète des habitue intellectuels qui — née de l'esprit de l'oeuvre d'Aristoet — semble mériterle nom d'aristotélicienne.

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