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Political Factionalism in Senegal

Jonathan S. Barker
Canadian Journal of African Studies / Revue Canadienne des Études Africaines
Vol. 7, No. 2 (1973), pp. 287-303
DOI: 10.2307/483544
Stable URL: http://www.jstor.org/stable/483544
Page Count: 17
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Political Factionalism in Senegal
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Abstract

Beaucoup de spécialistes de la politique sénégalaise ont noté l'importance des factions et clans politiques. Selon l'interprétation de William Foltz, la politique sénégalaise est un système d'intérêts de clans en jeu d'équilibre. À son avis, les glissements verticaux d'alignements entre factions favorisent une assez large distribution des avantages politiques. Une recherche faite dans un district de la région de Sine-Saloum, au milieu des années 1960, confirme le tableau général brossé par Foltz, mais écarte la possibilité de réalignements des politiques locales dans un sens conforme aux orientations d'une politique de développement. La politique des factions tourne autour de l'attribution des postes d'autorité locale à l'intérieur du parti au pouvoir. Face au monopole virtuel du contrôle de la distribution des avantages matériels à Dakar, les avantages que les chefs locaux des factions peuvent accorder à leur entourage dépendent de l'influence qu'ils peuvent exercer auprès des instances supérieures. Il est bien rare que les conflits locaux se répercutent en hauts lieux, alors que les conflits entre factions en ces lieux engendrent très vite des conflits à l'échelon local des organisations politiques. Le pouvoir central dispose de considérables atouts pour manipuler les dissensions de factions et ainsi contrôler l'opposition. Le contenu social des liens de faction entre leaders et suiveurs varie, comme l'illustrent nombre d'exemples. Dans ces conditions, les conflits locaux n'ont pas d'effets cumulatifs et n'exercent aucune pression sur les instances supérieures. Cependant, le gouvernement central pourrait bien par l'influence croissante de ses politiques sur la société rurale, rediviser celle-ci selon une nouvelle ligne de clivage entre ceux qui bénéficient ou pas de ses mesures de développement rural. La position des chefs locaux demeure cependant relativement forte aussi longtemps que les autorités supérieures ne peuvent se passer d'intermédiaires au niveau local.

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