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Tous les chemins mènent à Rome

Tous les chemins mènent à Rome: Arts de vivre et de réussir à la cour pontificale au XVIe siècle

Pierre Hurtubise
Copyright Date: 2009
Published by: , University of Ottawa Press
Pages: 328
Stable URL: http://www.jstor.org/stable/j.ctt1ckpfp2
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  • Book Info
    Tous les chemins mènent à Rome
    Book Description:

    Cet ouvrage propose une incursion dans le monde de la cour pontificale et des cours cardinalices au XVIe siècle. En quoi consistait ce monde, qui en faisait partie, comment y entrait-on, quels avantages pouvait-on espérer en tirer et pourquoi était-on à ce point attiré par lui? Autant de questions auxquelles l'ouvrage cherche à répondre à partir de nombreux documents d'époque, documents souvent peu connus ou peu exploités : des rôles de cour, des livres de comptes, des registres de salaires, des cérémonials, des correspondances inédites et des traités qui leur sont contemporains. Ces multiples regards sur un monde encore mal connu, sur les personnages, grands et petits, qui en font partie, y trouvant pour la plupart profit et intérêt pour eux-mêmes et leur famille, permettent de comprendre pourquoi la cour pontificale faisait l'admiration, puis surtout l'envie de tant de contemporains qui étaient prêts à tout pour y accéder.

    eISBN: 978-2-7603-1795-6
    Subjects: History, Religion
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Table of Contents

Export Selected Citations
  1. Front Matter (pp. i-iv)
  2. Table of Contents (pp. v-vi)
  3. Avant-propos (pp. vii-xii)

    Ma carrière d’historien doit beaucoup aux liens privilégiés que j’entretiens depuis longtemps avec l’Italie et, plus particulièrement, sa capitale, Rome, qui est devenue en quelque sorte ma ville d’adoption. C’est là que j’ai entrepris en 1963 des études qui allaient être couronnées deux années plus tard par une licence en histoire de l’Université pontificale grégorienne et, en 1969, par un doctorat en histoire de l’Université de Paris-Sorbonne. C’est là que j’ai été initié aux sciences et techniques de base de l’histoire et c’est là également que j’ai fait l’apprentissage et compris l’importance pour l’historien en herbe que j’étais du travail...

  4. Remerciements (pp. xiii-xiv)
  5. Sigles et abréviations (pp. xv-xvi)
  6. I De la sémantique à l’histoire : « cour » et « curie » pontificales à l’époque moderne (pp. 1-20)

    Le tandem « cour–curie » a servi pendant des siècles à désigner l’ensemble des services et des personnes entourant le pape dans sa double fonction de souverain temporel et de chef spirituel. Malheureusement, le sens précis de ces deux termes et de leurs multiples variantes (« cour de Rome », « cour pontificale », « curie romaine », « courtisan », « curialiste », etc.) reste, au moins jusqu’au XVIIIe siècle, difficile à circonscrire tant l’usage qu’on en fait varie d’une source et d’une époque à l’autre. Or pour peu qu’on s’intéresse à l’histoire de la cour pontificale à...

  7. II La présence des « étrangers » à la cour de Rome dans la première moitié du XVIe siècle (pp. 21-54)

    Rome est, au début du XVIesiècle, une des villes les plus cosmopolites d’Europe. Les contemporains, y compris les Romains eux-mêmes, en témoignent abondamment¹ et aussi tard qu’en 1581, un Michel Montaigne peut encore parler de cette « ville rapiecée d’étrangiers » où chacun « est come chés soi² ». Les travaux d’un certain nombre d’historiens, en particulier ceux de Jean Delumeau³, ont permis de montrer qu’il ne s’agissait pas là d’impressions fugaces ou superficielles, même si les travaux en question obligent à nuancer quelque peu le jugement d’un Montaigne qui, eût-il connu la Rome d’avant 1550, aurait peut-être été...

  8. III Les « métiers » de cour à Rome à l’époque de la Renaissance (pp. 55-88)

    Que la ville de Rome ait été au XVIesiècle grande pourvoyeuse d’emplois, les témoignages en ce sens sont trop nombreux et trop convergents pour qu’on puisse en douter¹. Jean Delumeau nous a fourni à ce propos des données on ne peut plus éclairantes². Mais son étude, comme celles qui depuis ont cherché à lui faire écho³, s’est surtout intéressée aux professions, aux métiers et aux emplois de la ville. Sans doute leurs auteurs admettent-ils les liens étroits existant au XVIesiècle entre le type de main-d’œuvre créée et le fait que Rome ait été une ville de cour, mais...

  9. IV La coexistence des cultures à la cour pontificale au temps de la Renaissance (pp. 89-108)

    Rome est à la fin du XVeet au début du XVIesiècle l’une des villes les plus cosmopolites d’Europe. Les contemporains, y compris les Romains euxmêmes, en ont parfaitement conscience et en font d’ailleurs abondamment état, les uns pour s’en réjouir, les autres pour le déplorer, tel, par exemple, le Romain Marcello Alberini, qui accepte mal que sa ville soit devenue le « refuge de toutes les nations¹ ». Mais ce cosmopolitisme, il est surtout le fait de la cour, cour pontificale, d’une part, cours cardinalices de l’autre, où la sous-représentation des Italiens et surtout des Romains et, à...

  10. V Un Art de réussir à la cour de Rome : L’Idea del Prelato de Baldovino del Monte (pp. 109-128)

    L’existence, d’une part, de la monumentaleHistoire des Papesde Ludwig von Pastor¹ et, d’autre part, de toute une série d’études du type de celles qu’Emmanuel Rodocanachi produisit au début de ce siècle², a créé pendant longtemps l’illusion que nous savions tout ou à peu près tout ce qu’il était possible de savoir sur la cour des papes au XVIesiècle. J’en étais moi-même persuadé jusqu’à ce que, il y a quelques années, je me mette sérieusement à l’étude de cette cour. Je me rendis alors compte que la recherche sur le sujet était à peine amorcée et qu’il fallait...

  11. VI Symboles et réalité du pouvoir cardinalice à Rome au XVIe siècle (pp. 129-150)

    Rome est, au XVIesiècle, d’abord et avant tout une ville de cour. Elle est même, aux yeux de nombreux contemporains, la ville de cour par excellence. La symbolique de la vie urbaine est donc, dans son cas, profondément conditionnée par cette réalité, d’autant plus d’ailleurs que la ville des papes se sait, se veut héritière d’un riche passé païen et chrétien et entend, plus que jamais au XVIesiècle, jouer un rôle politique, culturel et religieux à l’avenant.

    Témoins-clés de cette réalité et de ces ambitions, soit en raison de l’espace qu’ils occupent à l’époque dans la ville, des...

  12. VII Familiarité et fidélité à Rome au XVIe siècle : les « familles » des cardinaux Giovanni, Bernardo et Antonio Maria Salviati (pp. 151-172)

    Au XVIesiècle, Rome est l’une des villes les plus courues et les plus cosmopolites d’Europe. Vers 1547, le Romain Marcello Alberini n’hésite pas à la qualifier de « refuge de toutes les nations » et de « domicile commun au monde entier¹ ».

    Ville musée, ville sainte, ville de cour par excellence, elle attire une foule bigarrée de grands et petits personnages en quête de culture, d’indulgences, de gloire ou, tout simplement, d’emploi. Certains ne font qu’y passer, mais d’autres, de plus en plus nombreux, s’y installent en permanence avec le secret espoir d’y faire leur fortune et celle...

  13. VIII La « famille » du cardinal Giovanni Salviati (1512-1553) (pp. 173-200)

    Giovanni Salviati figure dans le célèbre recensement de Rome de 1526-1527 à titre d’habitant du Borgo. Sa « famille », s’il faut en croire ce document, ne dépassait pas à l’époque les 16 personnes. Mais — et Gnoli, éditeur de ce recensement, avait déjà en 1894 pris soin de le souligner —, le cardinal était à ce moment en mission à l’étranger et le personnel laissé sur place ne représentait en réalité qu’une fraction des effectifs qu’aurait normalement dû compter une maison comme la sienne¹. À titre de comparaison, signalons que les palais des cardinaux Cibo et Ridolfi, tous deux...

  14. IX La « table » d’un cardinal de la Renaissance : aspects de la cuisine et de l’hospitalité à Rome au milieu du XVIe siècle (pp. 201-244)

    C’est la découverte à Pise, il y a plus d’une trentaine d’années, dans les archives de la famille Salviati, d’un modeste livre de comptes du XVIesiècle intituléQuaderno della cantina¹ qui est le point de départ de la présente étude. Ce mince registre, de forme oblongue, à la reliure défraîchie, seul survivant ou presque des archives de l’intendance du palais Salviati à Rome, nous a fourni des renseignements si précieux sur certains aspects de la cuisine et de l’hospitalité à l’époque que nous avons pensé l’utiliser comme amorce à une étude sur le rôle et l’importance de la «...

  15. X Une vie de palais : la cour du cardinal Alexandre Farnèse vers 1563 (pp. 245-266)

    Le document qui est à l’origine de la présente étude est un budget dressé par les services d’intendance du cardinal Alexandre Farnèse pour l’année 1563¹. Ce document nous a d’abord servi à préparer l’étude qui précède sur un collègue et contemporain d’Alexandre Farnèse, le cardinal Bernardo Salviati². Comme nous l’écrivions dans le chapitre précédent, « Bernardo Salviati n’est ni un Alexandre Farnèse, ni un Hippolyte ou un Louis d’Este […] ces incomparables seigneurs de la Rome de la deuxième moitié du XVIesiècle », et le train de vie de sa maison correspond sans doute « mieux à la réalité...

  16. XI L’implantation d’une famille florentine à Rome au début du XVIe siècle : les Salviati (pp. 267-288)

    Les Florentins n’avaient pas attendu les pontificats de Léon X et de Clément VII pour venir tenter leur chance à Rome. Ils y étaient présents et actifs en grand nombre dès le XVesiècle, et non seulement à titre de banquiers, comme on se plaît souvent à le souligner, mais également de prélats, d’humanistes, d’artistes, voire de simples artisans attirés les uns par le service de la cour, les autres par la conjoncture favorable d’une capitale en pleine expansion¹.

    L’arrivée sur le trône pontifical d’un Léon X en 1513, puis d’un Clément VII dix années plus tard, constituèrent bien évidemment...

  17. XII Jacopo Salviati ou comment réussir à Rome au début du XVIe siècle (pp. 289-300)

    Le 19 décembre 1514, Léon X paraphait une bulle portant nomination de son beau-frère, Jacopo Salviati, comme trésorier de Romagne et fermier du sel pour tout l’État pontifical¹. Le 30 mars suivant, un contrat était signé entre les représentants du pape et Francesco Naldini, procureur de Jacopo Salviati, fixant les modalités d’application de cette bulle². Les deux documents, à première vue terre à terre sinon banals, annonçaient de fait un tournant-clé de l’histoire de la famille Salviati, un tournant que nous voudrions essayer d’illustrer ici à l’aide de toute une série d’autres documents, tirés principalement des archives de cette même...

  18. Listes des figures et tableaux (pp. 301-302)
  19. Index (pp. 303-310)
  20. Back Matter (pp. 311-311)